81. Je ne suis plus difficile quant à mon devoir

Par Liu Huizhen, Chine

Au début, quand j’ai commencé à croire en Dieu, j’ai remarqué que des frères et sœurs qui étaient dirigeants échangeaient souvent avec les gens sur des paroles de Dieu pour résoudre leurs problèmes, et les frères et sœurs étaient disposés à les chercher pour discuter de leurs problèmes. Cela me rendait très envieuse et je pensais que faire un tel devoir leur permettait d’être respectés et admirés où qu’ils aillent. Je croyais que les frères et sœurs qui faisaient des devoirs d’hébergement et aux affaires générales trimaient juste en coulisse, qu’ils ne pouvaient pas se distinguer, qu’ils n’étaient pas vus des autres et que personne ne les admirait. Je pensais que ce serait si bien si, à l’avenir, je pouvais faire un devoir qui me permettait de me distinguer et d’être admirée. Plus tard, j’ai été sélectionnée comme dirigeante de l’Église et les frères et sœurs aux réunions que je présidais étaient tous très chaleureux avec moi. C’était très agréable de voir comme ils me regardaient avec envie et je me sentais au-dessus du lot. Effectuer un devoir de direction était plus stressant et impliquait beaucoup plus de travail, mais peu importe combien je souffrais ou combien j’étais fatiguée, je n’ai jamais cédé et je ne me suis jamais plainte. Quelque temps après cela, à cause de mon faible calibre et comme je n’ai pas géré les affaires selon le principe – agissant souvent sur la base de mes propres opinions et adhérant aux règles – et comme j’ai causé des pertes au travail de l’Église, j’ai été renvoyée. Après mon renvoi, mon dirigeant est venu me voir et m’a demandé si je voulais effectuer un devoir aux affaires générales. Je me sentais un peu réfractaire et je pensais, « Les affaires générales consistent juste à gérer des tâches diverses et variées dans l’Église, c’est simplement basique, du travail manuel. Si d’autres frères et sœurs découvrent que je fais un tel devoir, que penseront-ils de moi ? Penseront-ils que je fais un tel devoir parce que je n’ai pas la vérité-réalité ? » Cependant, sachant qu’un devoir qui m’est assigné est une commission de Dieu, qu’il doit être accepté et qu’on doit s’y soumettre, j’ai accepté à contrecœur.

Plus tard, quand je sortais pour faire mon devoir, je tombais souvent sur des frères et sœurs que je connaissais d’avant. Quand ils me demandaient quel devoir j’effectuais, j’étais embarrassée de leur dire, je m’inquiétais qu’ils me prennent de haut s’ils savaient que j’effectuais un devoir aux affaires générales. Mais ce que je craignais le plus est finalement arrivé. Une fois, je suis allée chez une sœur pour lui emprunter son scooter et pendant que nous discutions, je lui ai mentionné que j’effectuais un devoir aux affaires générales. Elle a été surprise et m’a demandé : « Pourquoi es-tu aux affaires générales maintenant ? Je pensais que tu effectuais un devoir basé sur le texte. » Je me suis sentie incroyablement gênée et j’ai volontairement changé de sujet, en parlant de tout et de rien avec elle avant de partir aussi vite que possible. En rentrant à la maison, je continuais à revoir dans mon esprit l’expression choquée de la sœur quand elle a entendu que j’étais aux affaires générales. Je me sentais affreusement mal et je me demandais ce que la sœur penserait de moi. Penserait-elle que ce devoir m’avait été assigné parce que je manquais de vérité-réalité et que j’avais un faible calibre ? Me prendrait-elle de haut ? Cela m’a rendue encore plus réfractaire envers ce devoir. Parfois, je trainais des pieds pour apporter des lettres urgentes et je ne les remettais pas en temps et en heure à mes frères et sœurs. Parfois, j’étais distraite et mes frères et sœurs m’ont émondée parce que j’étais négligente et irresponsable et ils me rappelaient d’être plus appliquée dans mon devoir et d’y consacrer plus d’attention. Confrontée à cette situation, non seulement je ne réfléchissais pas sur moi-même, mais je devenais même plus réfractaire au devoir. Je me souvenais, quand j’étais dirigeante, comment les ouvriers des affaires générales m’apportaient des livres des paroles de Dieu et des lettres, mais maintenant le vent avait tourné et c’était moi qui étais chargée de faire des courses et d’apporter des choses aux autres frères et sœurs. J’ai senti que mon statut avait soudain chuté et je suis devenue de plus en plus mécontente et oppressée.

Un matin, ma batterie s’est déchargée pendant que je conduisais mon scooter électrique et j’ai été obligée de le pousser à la main. Pendant que je poussais le scooter, j’ai accidentellement actionné l’accélérateur et il est parti en avant, me faisant tomber dessus sans que j’aie le temps de réagir. Ma bouche a heurté le devant du scooter, ce qui m’a déchaussé quelques dents et m’a laissé des bleus au visage et je me suis blessée au pied. Après être rentrée à la maison, j’ai prié Dieu, « Ô Dieu ! Dernièrement, j’ai été très réfractaire à mon devoir aux affaires générales et je ne sais pas comment résoudre ce problème. S’il Te plaît, guide-moi pour que je me connaisse et puisse ainsi me soumettre. » Après cette prière, j’ai lu deux passages des paroles de Dieu qui disaient : « Dans la maison de Dieu, on parle constamment du fait d’accepter le mandat de Dieu et d’accomplir correctement son devoir. Alors, comment le devoir voit-il le jour ? Pour parler en termes généraux, il voit le jour à la suite de l’œuvre de gestion de Dieu qui consiste à apporter le salut à l’humanité. Plus précisément, à mesure que l’œuvre de gestion de Dieu est menée parmi les hommes, divers types de travaux apparaissent, et tous exigent que les gens fassent leur part et les réalisent. C’est ainsi que les responsabilités et les missions des gens voient le jour, et ces responsabilités et missions sont les devoirs que Dieu confère aux gens. Dans la maison de Dieu, les divers types de travaux qui nécessitent que les gens fassent leur part sont les devoirs qu’ils doivent accomplir. Alors existe-t-il des différences entre les devoirs en termes de ce qui est meilleur ou moins bien, noble ou humble, grand ou petit ? De telles différences n’existent pas ; tant que quelque chose a à voir avec l’œuvre de gestion de Dieu, est une exigence du travail de Sa maison et est nécessaire à la diffusion de l’Évangile de Dieu, alors c’est le devoir d’une personne » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, En quoi consiste le fait d’accomplir son devoir d’une manière qui soit à la hauteur ?). « Quel que soit ton devoir, ne fais pas la différence entre ce qui est élevé et ce qui est bas. Imagine que tu dises : “Bien que cette tâche soit une commission de la part de Dieu et le travail de la maison de Dieu, si je la fais, on pourrait me mépriser. D’autres ont l’opportunité de faire un travail qui les fait se démarquer. On m’a donné cette tâche qui ne me fait pas me démarquer, mais fait que je m’épuise en coulisse. C’est injuste ! Je ne ferai pas ce devoir. Mon devoir doit en être un qui fait que je me démarque devant les autres et qui me permet de me faire un nom, et même si je ne me fais pas un nom et ne me démarque pas, je dois en tirer des avantages et me sentir à l’aise physiquement.” Est-ce une attitude acceptable ? Être difficile, ce n’est pas accepter ce qui vient de Dieu ; c’est faire des choix selon tes propres préférences. Ce n’est pas accepter ton devoir ; c’est un refus de ton devoir, une manifestation de ta rébellion contre Dieu. Être ainsi difficile est altéré par tes préférences et désirs individuels. Dès lors que tu prends en considération ta fierté et ton statut, tes propres intérêts et d’autres choses de ce genre, ton attitude envers ton devoir n’est pas une attitude de soumission » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, En quoi consiste le fait d’accomplir son devoir d’une manière qui soit à la hauteur ?). Les paroles de Dieu étaient une claire révélation de mon état actuel. J’ai vu que mon attitude et ma vision de mon devoir étaient mauvaises. Je faisais une distinction entre les devoirs élevés et modestes, en les séparant en degrés et en grades. Je pensais qu’être dirigeant ou faire un travail textuel rendait supérieur aux autres et permettait d’obtenir l’admiration et le respect des autres. Peu importe combien je souffrais ou combien j’étais fatiguée par un tel devoir, je voulais vraiment le faire. Les devoirs qui exigeaient un travail manuel et qui ne me permettaient pas de me distinguer et d’être vue, je ne voulais pas les faire, je pensais que de tels devoirs étaient clairement très modestes et que les gens me regarderaient de haut si je les faisais. Quand un devoir aux affaires générales m’a été assigné par mon dirigeant, influencée par ces opinions fallacieuses, j’ai senti que c’était un devoir inférieur et que ma réputation en souffrirait, alors, j’ai été réfractaire, je ne voulais pas me soumettre et j’ai agi de façon négligente et irresponsable dans mon devoir. Comme ces opinions étaient ridicules ! Étant donné mon niveau de corruption et mon faible calibre, c’est seulement grâce à l’exaltation et à la grâce de Dieu que j’étais capable de faire un devoir dans la maison de Dieu, mais je ne prenais pas du tout les intentions de Dieu en considération, je ne savais pas rendre à Dieu Son amour, je prenais en compte seulement mes propres intérêts et ma réputation et j’agissais seulement à ma guise dans mon devoir, m’en servant pour mes propres intérêts. Où était mon humanité ? Dieu détestait sûrement une telle conduite !

Un jour, je suis tombée sur ce passage des paroles de Dieu : « Quelle attitude devrais-tu avoir envers ton devoir ? Premièrement, tu ne dois pas analyser qui t’a confié ce travail ; au lieu de cela, tu dois l’accepter comme venant de Dieu : c’est la commission de Dieu, c’est ton devoir, et tu dois te soumettre aux orchestrations et aux arrangements de Dieu et accepter ton devoir. Deuxièmement, ne fais pas la différence entre ce qui est élevé et ce qui est bas, et ne te préoccupe pas de la nature du devoir : qu’il fasse que tu te démarques ou non, qu’il soit fait en public ou derrière les coulisses. Ne prends pas ces choses-là en considération. Il y a également un autre aspect à cette attitude : la soumission et la coopération active » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, En quoi consiste le fait d’accomplir son devoir d’une manière qui soit à la hauteur ?). En lisant les paroles de Dieu, j’ai appris que nos devoirs sont la commission de Dieu et qu’il relève de notre obligation et de notre responsabilité de les remplir. Peu importe si le devoir nous permet de nous distinguer et d’être vus et s’il nous permet de gagner le respect et l’admiration des autres, en tant qu’êtres créés, nous devons accepter de tels devoirs, nous soumettre et montrer une loyauté absolue. C’est le genre d’attitude que nous devons avoir dans nos devoirs et la raison que nous devons tous posséder. Je pensais que les affaires générales pouvaient ne pas être un devoir éblouissant, mais c’est un aspect indispensable du travail de la maison de Dieu. Si nous n’avions pas des gens qui apportent des livres et des lettres, nos frères et sœurs ne pourraient pas lire les paroles de Dieu en temps et en heure et certains projets ne seraient pas achevés dans les temps, ce qui impacterait le travail de l’Église. Étant donné que j’ai été assignée aux affaires générales, j’aurais dû prendre comme ma responsabilité de réaliser les tâches qui m’étaient assignées. Ayant compris cela, j’avais finalement la volonté d’accepter et de me soumettre. Que je sois ou non respectée par les autres, je ferais quand même de mon mieux pour mener à bien mon devoir. Après cela, j’ai mis toute mon énergie et mes pensées dans mon devoir. Chaque jour, quand c’était le moment d’envoyer et de recevoir des lettres, je les vérifiais consciencieusement et je mettais tout mon cœur dans mon travail. Quand la sœur qui était mon binôme avait à sortir pour gérer un autre travail, j’aidais activement à avancer les choses pour elle et m’efforçais de bien faire mon travail. Je me sentais particulièrement bien à travailler de cette façon appliquée et minutieuse. Quand d’autres frères et sœurs me demandaient quel devoir je faisais, j’établissais franchement que je travaillais aux affaires générales et je ne me sentais plus embarrassée.

En juin 2019, mon dirigeant m’a cherchée pour me demander si je voulais bien héberger quelques sœurs. J’ai pensé : « Je veux accepter un devoir, mais si mes frères et sœurs proches découvrent que j’ai passé mes journées à récurer des plats et à cuisiner en tant qu’hôte, que penseront-ils de moi ? Me regarderont-ils de haut ? » J’ai précipitamment recommandé Sœur Wang Yun, en disant que je pensais qu’elle conviendrait mieux à ce devoir, mais le dirigeant a répondu que Sœur Wang Yun avait été récemment malade et qu’elle ne convenait pas. J’ai pris conscience que ce devoir venait à moi à travers la souveraineté et les arrangements de Dieu, alors j’ai arrêté d’essayer de le repousser. Pendant que je les hébergeais, j’ai remarqué que les sœurs échangeaient souvent sur les compétences et les connaissances en rapport avec leurs devoirs et sur ce qu’elles gagnaient de leurs expériences. Quand leur superviseuse venait, elle échangeait aussi avec les sœurs sur leur travail. Je les enviais d’être capables de faire un tel devoir tandis que j’étais coincée à maintenir la sécurité de mon univers domestique ou à préparer à manger dans la cuisine. Ce sentiment d’infériorité me rendait très malheureuse. Parfois, mon esprit était ailleurs pendant que je cuisinais et je salais trop ou j’oubliais complètement de saler. Certaines des sœurs ne pouvaient pas manger de nourriture épicée, alors une des sœurs m’a gentiment demandé si je pouvais mettre de côté de la nourriture avant d’ajouter du piment. J’ai accepté sa demande, mais dans ma tête, je pensais : « Quand j’étais dirigeante, c’était moi qui faisais la loi. Maintenant que je fais ce devoir d’hébergement, non seulement je ne peux plus gagner le respect des autres, mais je dois aussi suivre les ordres d’autres gens. » Cela me rendait maussade et oppressée. Parfois, quand les sœurs étaient occupées à leurs devoirs, elles me demandaient de les aider à acheter divers produits du quotidien, ce qui me donnait l’impression de recevoir des ordres et d’être juste là pour faire des courses. Plus tard, je me suis rendu compte que j’étais dans un mauvais état, mais je vivais souvent dans cet état malgré moi. Je me sentais très mal et il me semblait que mon cœur s’éloignait de Dieu.

Un jour, j’ai lu deux passages des paroles de Dieu qui disaient : « L’homme, qui est né sur une terre si souillée, a été gravement infecté par la société. Il a été conditionné par l’éthique féodale et il a reçu l’éducation des “instituts d’enseignement supérieur”. La pensée arriérée, la moralité corrompue, la vision avilie de la vie, la méprisable philosophie des relations mondaines, l’existence absolument sans valeur, et les coutumes et la vie quotidienne abjectes : toutes ces choses ont gravement envahi le cœur de l’homme, et ont gravement endommagé et attaqué sa conscience. En conséquence, l’homme s’éloigne de plus en plus de Dieu et s’oppose de plus en plus à Lui » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Demeurer inchangé dans son tempérament, c’est être en inimitié envers Dieu). « Satan corrompt les hommes par l’éducation et par le conditionnement mis en œuvre par les gouvernements nationaux, les célébrités et les grands personnages. Leurs paroles diaboliques sont devenues la vie et la nature de l’homme. “Chacun pour soi, Dieu pour tous” est un dicton satanique bien connu qui a été imprégné en tous et qui est devenu leur vie. Il y a d’autres paroles de philosophies des relations mondaines qui sont comme ça. Satan utilise la culture traditionnelle de chaque nation pour éduquer, fourvoyer et corrompre les gens, provoquant la chute de l’humanité dans un abîme de destruction sans limites, et à la fin, sa destruction par Dieu parce qu’elle sert Satan et résiste à Dieu. […] Il y a beaucoup d’autres poisons de Satan dans la vie des hommes, dans leurs actions et leur conduite. Par exemple, leurs philosophies des relations mondaines, tactiques pour faire les choses et leurs maximes sont toutes remplies des poisons du grand dragon rouge et toutes viennent de Satan. Ainsi, toutes les choses qui imprègnent les os et le sang des hommes sont de Satan » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Comment connaître la nature de l’homme). En lisant ces paroles de Dieu, j’ai pris conscience de ce qui était à la racine de ma distinction entre des devoirs élevés et modestes, et de leur séparation en degrés et en grades : j’avais été profondément influencée et corrompue par des poisons sataniques comme « chacun pour soi, Dieu pour tous », « ceux qui triment avec leur esprit gouvernent les autres et ceux qui triment avec leur corps sont gouvernés par les autres » et « l’homme lutte pour s’élever ; l’eau coule vers l’aval ». Je vivais selon ces poisons sataniques, poursuivant la gloire, le gain, le statut et le respect. Je pensais qu’il n’y avait que cette façon de vivre qui était digne et honorable. Je voyais aussi les devoirs de la maison de Dieu en termes de philosophie et d’opinions sataniques, en croyant que les devoirs qui requièrent compétences et talent, comme être dirigeant, faire des devoirs textuels et produire des vidéos, étaient respectés par les gens, tandis que les travaux manuels, comme l’hébergement et les affaires générales, étaient inférieurs. Influencée par des opinions fallacieuses, j’étais devenue négligente dans mon devoir, j’étais déconcentrée, j’oubliais souvent de faire suivre des lettres et je retardais le travail, tout cela parce que je pensais que ce devoir n’était pas respecté. La nourriture que je préparais était soit trop fade soit trop salée et je ne prenais pas en considération le fait que les sœurs soient capables ou non de la manger, préférant la préparer simplement comme je le voulais. Quand les sœurs me demandaient d’acheter des choses pour elles, je pensais qu’elles me traitaient comme un simple coursier et je remettais intentionnellement à plus tard. J’ai vu que les poisons sataniques avaient déjà pris profondément racine dans mon cœur et étaient devenus ma véritable nature, me rendant égoïste, méprisable et me faisant manquer d’humanité. Je traitais mon devoir comme un moyen d’atteindre un statut et une réputation et je voulais utiliser mon devoir comme une occasion de gagner le respect et les éloges de mes frères et sœurs. Je trichais et je résistais à Dieu ! Je me suis aperçue que j’étais dans un état très dangereux, alors, j’ai prié Dieu dans la repentance : « Ô Dieu, je ne veux pas poursuivre plus longtemps la célébrité, le gain et un statut. Je suis prête à me repentir devant Toi. S’il Te plaît, guide-moi pour trouver un chemin de pratique. »

Après cela, je suis tombée sur deux passages des paroles de Dieu : « Tout le monde est égal devant les devoirs, et il n’y a aucune distinction d’âge ou d’infériorité et de noblesse pour ceux qui accomplissent leurs devoirs dans la maison de Dieu. Tout le monde est égal devant son devoir, chacun accomplit simplement une mission différente. Il n’y a pas de distinction entre les personnes en fonction de leur ancienneté. Devant la vérité, tout le monde devrait garder un cœur humble, soumis et réceptif. Les gens devraient faire preuve de cette raison et de cette attitude » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 9 (Partie VIII)). « Lorsque Dieu requiert que les hommes mènent à bien leur devoir, Il ne leur demande pas de mener à bien un certain nombre de tâches ni d’accomplir de grands projets, ni de réaliser de quelconques exploits révolutionnaires. Ce que Dieu veut, c’est que les hommes soient capables de faire tout ce qu’ils peuvent de manière terre-à-terre et vivent selon Ses paroles. Dieu n’a pas besoin que tu sois éminent ou noble, ni que tu fasses le moindre miracle, et Il ne veut pas non plus voir en toi des surprises agréables. Il n’a pas besoin de choses pareilles. Tout ce dont Dieu a besoin, c’est que tu pratiques selon Ses paroles d’une manière terre à terre. Après avoir compris les paroles de Dieu, agis selon elles et mets-les en pratique, ou après avoir entendu les paroles de Dieu, retiens-les bien, et quand le moment vient de pratiquer, fais-le selon les paroles de Dieu. Laisse ces paroles devenir ta vie, tes réalités et ce que tu manifestes. Ainsi, Dieu sera satisfait. […] Il n’est pas vraiment difficile d’accomplir ton devoir, et il n’est pas difficile de le faire avec dévouement et d’une manière qui soit à la hauteur. Tu n’as pas besoin de sacrifier ta vie ni de faire quoi que ce soit de spécial ou de difficile, tu dois simplement suivre les paroles et les instructions de Dieu de manière docile et terre-à-terre, sans avoir tes propres idées ni mener ta propre entreprise, mais en suivant le chemin de la poursuite de la vérité. Si les gens peuvent faire cela, ils auront fondamentalement une ressemblance humaine. Dès lors qu’ils feront preuve d’une véritable soumission à Dieu et seront devenus des personnes honnêtes, ils posséderont la ressemblance d’un véritable être humain » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Le bon accomplissement de son devoir requiert une coopération harmonieuse). En vérité, peu importe quel devoir nous faisons dans la maison de Dieu, que ce soit un devoir de direction, un devoir basé sur le texte, servir d’hôte ou travailler aux affaires générales, ce sont toutes des tâches différentes et aucune n’est plus élevée ou plus modeste que les autres. Peu importe le devoir que nous faisons, nous acceptons tous la commission de Dieu et nous servons notre fonction en tant qu’êtres créés. Dieu ne tient pas particulièrement en haute estime quelqu’un simplement parce qu’il a un talent, des compétences ou qu’il fait un devoir spécial. De même, Il ne regarde pas quelqu’un de haut simplement parce qu’il fait un devoir moins éblouissant. Ce qui compte pour Dieu, c’est que les gens poursuivent la vérité en faisant leur devoir et qu’ils se soumettent et soient loyaux dans leurs devoirs. L’Église m’avait assigné de servir d’hôte, alors c’était une responsabilité et un devoir que je devais remplir. Qu’importe si les gens pensent du bien de moi, je dois l’accepter et me soumettre – c’est la raison que je dois avoir. Je pensais à la myriade de choses que Dieu a créées, qu’elles soient grandes ou petites, elles existent toutes en accord avec la souveraineté et la préordination de Dieu et servent la fonction que Dieu leur a donnée, quelle qu’elle soit. Un petit brin d’herbe ne compare pas sa taille à celle d’un arbre immense, il n’entre pas non plus en compétition avec des fleurs pour savoir lequel est le plus joli ; il sert juste sa fonction de façon obéissante. Si je pouvais être comme ce brin d’herbe, me soumettant aux arrangements et à la souveraineté de Dieu, me conduisant de façon réaliste et cherchant à remplir mon rôle d’être créé, je ne souffrirais pas tant de ne pas atteindre un statut. De plus, être dirigeant dans la maison de Dieu ne consiste pas uniquement à donner des ordres, comme je le croyais, cela requiert d’être un serviteur pour tous, d’échanger sur la vérité pour aider les frères et sœurs, de résoudre leurs vrais problèmes sur l’entrée dans la vie et de les guider dans la réalité des paroles de Dieu. Le devoir d’hôte n’est pas non plus un devoir inférieur – il requiert de faire son devoir en entretenant l’environnement d’hébergement pour que les frères et sœurs puissent faire leur devoir en paix. Chacun de nous fait sa part dans son rôle pour diffuser l’Évangile du Règne. En comprenant tout cela, j’ai ressenti un sentiment de libération. La maison de Dieu assigne aux gens des devoirs basés sur leurs compétences, leur calibre et leur stature. J’avais précédemment servi dans des devoirs de direction et des devoirs basés sur le texte, mais mon calibre était insuffisant, je n’étais pas à la hauteur des tâches et je ne convenais pas à ces rôles. Pourtant, je ne me comprenais pas réellement moi-même, j’avais toujours une très haute opinion de moi-même et je cherchais le respect des autres. Comme j’étais insensée ! L’Église m’avait assigné de faire un devoir d’hôte basé sur mon calibre et mon cadre domestique – ce devoir me convenait tout à fait. Je n’étais pas hautement respectée pour mon rôle d’hôte, mais le devoir avait révélé mes opinions erronées qui sous-tendaient ma poursuite et mon tempérament corrompu et m’avait incitée à rechercher la vérité et à gagner un peu de compréhension de moi-même. C’est la chose la plus précieuse que je pouvais gagner de ce devoir. J’ai rendu grâce à Dieu du fond du cœur d’avoir orchestré cet environnement pour me purifier et me transformer, et j’ai été prête à me soumettre à Ses orchestrations et à Ses arrangements, remplissant mon devoir d’hôte pour Lui rendre Son amour.

Plus tard, j’ai commencé à chercher à entrer dans les principes dans la façon dont je cuisinais pour mes sœurs, tenant compte des types de repas qui seraient les plus bénéfiques à leur santé. Quand elles n’étaient pas occupées, elles m’aidaient avec les tâches ménagères et ne me donnaient pas du tout d’ordres comme à une inférieure. Quand je rencontrais des difficultés dans mon devoir, elles échangeaient patiemment avec moi et me soutenaient et nous jouions chacune notre rôle. De cette manière, j’ai commencé à avoir une relation plus harmonieuse avec les sœurs, et j’étais volontiers disposé à faire mon devoir. Ces gains et ces changements étaient tous le résultat du jugement et du châtiment des paroles de Dieu.

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