Faut-il que le fait de renoncer et de se dépenser pour Dieu soit récompensé par des bénédictions ?

6 février 2026

Par Ning Yu, Chine

En 2022, j’ai rencontré Sœur Guo Li dans une Église. Au cours de nos conversations, j’ai appris qu’elle avait quitté son foyer pour faire son devoir dix ans plus tôt et qu’elle avait servi en tant que dirigeante ou ouvrière durant toutes ces années. Chaque fois qu’une Église avait besoin d’abreuvement et de soutien, elle coopérait toujours activement, et elle était capable d’endurer des souffrances et de payer un prix. Mais ces dernières années, une tumeur maligne s’était développée sur son bras, et elle avait subi quatre opérations en trois ans. Je me suis sentie profondément troublée en entendant cela. « Cette sœur croit vraiment en Dieu, et elle est capable de renoncer à des choses, de se dépenser, d’endurer des souffrances et de payer un prix dans son devoir », ai-je pensé. « Comment Dieu a-t-Il pu ne pas veiller sur elle et la protéger, et au contraire, la laisser être atteinte d’une maladie aussi terrible ? Moi aussi, j’ai renoncé à des choses et je me suis dépensée depuis des années. Je n’ai pas abandonné mon devoir, même quand j’étais persécutée par mon mari. Maintenant, j’ai presque 50 ans, et mes problèmes de cervicales et mes douleurs aux épaules s’aggravent. Je ne sais même pas si Dieu me protégera à l’avenir ! Et si un jour, j’étais atteinte d’une maladie grave comme la sienne ? » Je n’osais pas y penser davantage, et je ne pouvais m’empêcher de me sentir un peu découragée. Durant cette période, je m’inquiétais constamment de l’état de Guo Li. Quand j’ai appris qu’au milieu de sa douleur, elle cherchait la vérité, réfléchissait à son tempérament corrompu et le comprenait, et qu’elle était capable de se soumettre à Dieu sans se plaindre, et qu’elle faisait encore son devoir du mieux qu’elle pouvait, je me suis surprise à espérer que Dieu, en raison de sa foi sincère et de la mesure dans laquelle elle s’était dépensée pour Lui, la protégerait et guérirait sa maladie. Après cela, chaque fois que nous nous rencontrions, la première chose que je faisais était de m’enquérir de son état. Un jour, Guo Li m’a dit que son médecin avait affirmé qu’il n’y avait plus rien de grave à craindre. En apprenant cette nouvelle, j’étais particulièrement heureuse, et j’ai pensé : « Il semble que Dieu protège vraiment ceux qui se dépensent sincèrement pour Lui. Bien que l’œuvre de Dieu à cette étape ne soit pas comme l’œuvre du Seigneur Jésus à l’ère de la Grâce, où Il guérissait les malades et chassait les démons, l’œuvre de jugement, de châtiment, d’épreuves et d’épurement de Dieu est aussi accompagnée de Ses bénédictions. Tant que les gens tirent leurs leçons dans leur maladie, ne se plaignent pas de Dieu et restent fermes dans leur témoignage pour Lui, Il les protégera quand même. C’est exactement comme lorsque Job a traversé les épreuves de Dieu. Il a perdu son immense fortune et tous ses enfants, et son corps était couvert de furoncles douloureux, pourtant il a quand même loué le nom de Dieu sans se plaindre et est resté ferme dans son témoignage pour Dieu. À la fin, sa maladie a été guérie, et Dieu l’a béni avec encore plus de richesses qu’avant. Ses enfants étaient plus beaux, et la durée de sa vie a été doublée. Dieu est si juste ! » En pensant ainsi, mon découragement a disparu aussitôt, et j’ai retrouvé de l’énergie dans mon devoir.

À ma grande surprise, quelques mois plus tard, j’ai appris que le cancer de Guo Li était réapparu et qu’elle avait dû se faire amputer le bras. Mon cœur s’est serré. « Comment un tel résultat a-t-il pu se produire ? Guo Li croit vraiment en Dieu, elle a renoncé à des choses et s’est dépensée pendant des années, et même quand elle est tombée gravement malade, elle n’a pas trahi Dieu et a continué à faire son devoir comme elle le pouvait. Pourquoi Dieu ne l’a-t-Il pas guérie complètement ? Pourquoi a-t-elle dû subir une amputation ? » Je n’arrivais pas à comprendre. « Elle est restée ferme dans son témoignage, alors pourquoi Dieu ne l’a-t-Il pas protégée ? Il semble que renoncer à des choses et se dépenser ne garantisse pas les soins et la protection de Dieu ! Dieu ne donne même pas de récompenses ou de bénédictions spéciales à ceux qui croient vraiment en Lui, qui renoncent à des choses et qui se dépensent. Si croire en Dieu mène à une fin comme celle de Guo Li, ça n’en vaut tout simplement pas la peine ! » Je ne pouvais pas accepter un tel résultat à l’époque. Mes notions, mes incompréhensions et mes jugements sur Dieu ont tous jailli de manière incontrôlable. Je ne savais même pas sur quoi échanger lors des réunions. J’avais la sensation d’avoir le cœur vidé, glacial, et la douleur était indescriptible. Je suis devenue extrêmement découragée. J’ai pensé au fait que j’avais aussi quitté ma famille et abandonné mon emploi pour faire mon devoir pendant de nombreuses années. Maintenant, mon mari avait trouvé une autre femme, et je n’avais même plus de foyer où retourner. Que ferais-je si je tombais gravement malade un jour et que Dieu ne me guérissait pas ? Je n’ai pas pu m’empêcher de commencer à m’inquiéter et à me tourmenter au sujet de mon propre avenir et de ce qu’il adviendrait de moi. Ce jour-là, je n’ai même pas pu dîner, et je n’avais aucune envie de résoudre les problèmes que les membres de l’équipe avaient signalés. Je me suis couchée très tôt ce soir-là. Durant cette période, chaque fois que je pensais à la maladie de Guo Li, je devenais très découragée et je perdais toute motivation pour mon devoir. Je n’ai pas réussi à assurer le suivi des difficultés et des problèmes des nouveaux venus et à les résoudre en temps opportun, ce qui a conduit un plus grand nombre d’entre eux à ne pas assister régulièrement aux réunions. Même si j’éprouvais un sentiment de remords dans mon cœur, je ne parvenais toujours pas à trouver la force de faire mon devoir. Quand le temps s’est un peu rafraîchi et que j’ai dû me rendre dans un endroit éloigné, je n’avais pas envie d’y aller. Je me disais simplement que puisque tout ce à quoi j’avais renoncé et la mesure dans laquelle je m’étais dépensée ne me vaudraient pas nécessairement les soins et la protection de Dieu, pourquoi devrais-je encore faire tant d’efforts ? J’ai même regretté d’avoir renoncé à tout pour partir faire mon devoir, craignant que si je finissais comme Guo Li avec une maladie grave que Dieu ne guérirait pas, toutes ces années d’efforts auraient été vaines. Mon cœur était enveloppé dans les ténèbres durant cette période, et je ne savais pas quoi dire quand je priais. J’ai commencé à réfléchir à la raison pour laquelle j’étais devenue si découragée après avoir appris la rechute de la maladie de Guo Li.

Un jour, pendant mes dévotions, j’ai lu un passage des paroles de Dieu et j’ai gagné une certaine compréhension de mon état. Dieu dit : « Certaines personnes pensent que croire en Dieu devrait apporter la paix et la joie et que, si elles font face à telle ou telle situation, elles n’ont qu’à prier Dieu pour que Celui-ci leur tende l’oreille, qu’Il leur accorde la grâce et les bénédictions et qu’Il veille à ce que tout se passe paisiblement et sans heurts pour elles. Leur but en croyant en Dieu est de chercher la grâce, de gagner des bénédictions et de profiter de la paix et du bonheur. C’est en raison de ces opinions qu’elles abandonnent leur famille ou quittent leur travail pour se dépenser pour Dieu et qu’elles peuvent endurer les difficultés et payer de leur personne. Elles croient que, du moment qu’elles renoncent à certaines choses, qu’elles se dépensent pour Dieu, endurent des difficultés et travaillent avec diligence, en faisant montre d’un comportement exceptionnel, elles gagneront les bénédictions et la faveur de Dieu et que, quelles que soient les difficultés qu’elles rencontrent, du moment qu’elles prient Dieu, Il les résoudra et leur ouvrira un chemin en toute chose. Tel est le point de vue de la majorité des gens qui croient en Dieu. Les gens estiment que ce point de vue est légitime et correct. La capacité de nombreuses personnes à maintenir leur foi en Dieu pendant des années sans abandonner leur foi est directement liée à ce point de vue. Elles se disent : “Je me suis tellement dépensé pour Dieu, mon comportement a été exemplaire et je n’ai commis aucun acte malfaisant ; Dieu me bénira sûrement. Comme j’ai beaucoup souffert et énormément payé de ma personne dans chaque tâche, en faisant tout selon les paroles et les exigences de Dieu sans commettre la moindre erreur, Dieu devrait me bénir ; Il devrait s’assurer que tout se passe bien pour moi et que la paix et la joie habitent régulièrement mon cœur, et que je profite de la présence de Dieu.” Ne s’agit-il pas là des notions et de l’imagination humaines ? […] Lorsque Dieu fait des choses qui ne correspondent pas aux notions des gens, ils ne tardent pas à formuler des plaintes et à nourrir des malentendus à Son sujet dans leur cœur. Ils se sentent même lésés et commencent alors à argumenter avec Dieu, voire à Le juger et à Le condamner. Indépendamment des notions et des malentendus que les gens développent, de Son point de vue, Dieu n’agit ni ne traite jamais personne selon les notions ou les souhaits humains. Dieu fait toujours ce qu’Il désire faire, à Sa propre manière et selon Son propre tempérament-essence. Dieu a des principes dans la manière dont Il traite chaque personne ; rien de ce qu’Il fait à chaque personne ne se fonde sur les notions, les produits de l’imagination ou les préférences des humains – c’est là l’aspect de l’œuvre de Dieu le plus en contradiction avec les notions humaines. […] Lorsque les gens insistent pour s’accrocher à leurs notions, ils développent une résistance contre Dieu – cela se produit naturellement. Où se trouve la racine de cette résistance ? Elle réside dans le fait que ce sont sans aucun doute les notions et l’imagination des gens, et non la vérité, qui se trouvent généralement dans leur cœur. Par conséquent, lorsque l’œuvre de Dieu contredit les notions humaines, les gens peuvent défier Dieu et porter des jugements contre Lui. Cela prouve que les gens sont fondamentalement dénués d’un cœur soumis à Dieu, que leur tempérament corrompu est loin d’être purifié et qu’ils vivent essentiellement selon leur tempérament corrompu. Ils sont encore incroyablement loin d’atteindre le salut » (La Parole, vol. 5 : Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers, Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers (16)). Ce n’est qu’après avoir lu les paroles de Dieu que j’ai compris que ma vive réaction à la rechute du cancer de Guo Li et à l’amputation de son bras provenait du fait que ma croyance en Dieu avait toujours été fondée sur mes propres notions et mon imagination. Je croyais que, tant que quelqu’un croyait sincèrement en Dieu et était capable de renoncer à des choses, de se dépenser, de souffrir et de payer un prix dans son devoir, Dieu lui accorderait grâce et bénédictions, et le garderait sain et sauf, à l’abri de la maladie et du désastre. Je croyais que, même si une calamité s’abattait sur lui, tant qu’il priait Dieu et s’appuyait sur Lui sincèrement, et qu’il persévérait dans son devoir, Dieu le protégerait. Voyant que Guo Li avait renoncé à des choses, s’était dépensée, avait enduré beaucoup de souffrances et payé un grand prix pendant des années, et surtout qu’elle pouvait encore prier Dieu, tirer ses leçons et persévérer dans son devoir au milieu de la maladie, j’avais le sentiment que Dieu aurait dû la bénir et la protéger. Je ne m’étais jamais attendue à ce que sa maladie réapparaisse et qu’elle doive se faire amputer. Cela a porté un coup terrible à mes notions et a brisé mon espoir de gagner des bénédictions en croyant en Dieu. J’ai tout de suite pensé que si je tombais gravement malade comme Guo Li un jour et que Dieu ne me guérissait pas malgré mes prières, alors croire en Dieu n’aurait aucun sens. J’avais développé des notions et de la résistance envers Dieu, Le jugeant injuste dans mon cœur. J’étais devenue si négative que j’avais perdu tout désir de faire mon devoir, j’avais commencé à m’inquiéter de mon propre avenir, et j’avais même regretté d’avoir renoncé à tout pour faire mon devoir, au départ. Ce n’est que grâce à la révélation de Dieu que j’ai vu que ma croyance en Lui n’était qu’une tentative de marchander avec Lui. Je voulais utiliser le fait que j’avais renoncé à des choses et que je m’étais dépensée pour exiger Sa grâce et Ses bénédictions ; je ne faisais pas du tout le devoir d’un être créé. C’était exactement comme Paul, qui croyait : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée » (2 Timothée 4:7-8). Il utilisait le fait de courir dans tous les sens et de se dépenser comme un capital pour exiger une couronne de justice de la part de Dieu, en essayant de marchander avec Lui comme s’il en avait le droit, et en essayant de L’utiliser pour atteindre son propre but méprisable de gagner des bénédictions et des avantages. Dieu n’a jamais dit que les gens pouvaient entrer dans le royaume des cieux simplement en courant dans tous les sens et en se dépensant. Paul prenait ses désirs pour la réalité en traitant ses propres notions et son imagination comme la vérité à poursuivre. Il ne croyait pas du tout en Dieu, mais en lui-même. Le chemin qu’il suivait était celui de la résistance à Dieu, et à la fin, il a subi la punition de Dieu. J’avais traité mes renoncements, ma souffrance et le prix que j’avais payé comme un capital à échanger contre les bénédictions de Dieu. Je ne traitais pas du tout Dieu comme le Créateur ; je L’avais constamment trompé et utilisé. C’est offenser le tempérament de Dieu, et si je ne me repentais pas, je finirais aussi par être éliminée. Ce n’est qu’alors que j’ai réalisé qu’il est très dangereux de croire en Dieu sans poursuivre la vérité et de chercher aveuglément les bénédictions et la grâce. Un jour, une grande épreuve pourrait survenir, et je pourrais trahir Dieu, être révélée et éliminée.

Par la suite, j’ai réfléchi davantage. Je croyais en Dieu depuis tant d’années et je savais, en termes de doctrine, que je ne devais pas conclure de marchés avec Dieu, mais pourquoi mon désir de bénédictions était-il encore si profondément enraciné ? Pendant mes dévotions, j’ai lu les paroles de Dieu : « Aux yeux des antéchrists, ainsi que dans leurs pensées et points de vue, il doit y avoir des avantages au fait de suivre Dieu ; ils ne se dérangeront pas s’il n’y a pas de bénéfices. S’il n’y a pas de gloire, de gain ou de statut dont ils puissent jouir, si aucun travail qu’ils font ou des devoirs qu’ils accomplissent ne leur permet de gagner l’admiration d’autrui, alors croire en Dieu et faire leurs devoirs n’a pas d’utilité. […] Dans leur croyance, les antéchrists ne souhaitent qu’être bénis, et ils ne veulent pas subir d’adversité. Lorsqu’ils voient quelqu’un qui est béni, qui a reçu des bienfaits, qui a reçu la grâce, et qui a reçu plus de jouissances matérielles, des avantages importants, ils croient que cela est fait par Dieu ; et s’ils ne reçoivent pas ce genre de bénédictions matérielles, alors ce n’est pas l’action de Dieu. Cela implique que : “Si tu es réellement dieu, alors tu ne peux que bénir les gens ; tu devrais prévenir l’adversité des gens et ne pas les laisser subir la souffrance. Alors seulement il y a une valeur et une utilité au fait que les gens croient en toi. Si, après t’avoir suivi, les gens sont encore accablés par l’adversité, s’ils souffrent toujours, alors quelle est l’utilité de croire en toi ?” Ils n’admettent pas que toute chose, tout événement, repose entre les mains de Dieu, que Dieu exerce Sa souveraineté sur tout. Et pourquoi n’admettent-ils pas cela ? Parce que les antéchrists craignent de souffrir de l’adversité. Ils veulent uniquement bénéficier, tirer profit, jouir de bénédictions ; ils ne veulent pas accepter la souveraineté ou l’orchestration de Dieu, mais uniquement recevoir des avantages de la part de Dieu. Tel est le point de vue égoïste et méprisable des antéchrists » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 10 : Ils méprisent la vérité, bafouent ouvertement les principes et ignorent les arrangements de la maison de Dieu (Partie VI)). « Tous les humains corrompus vivent pour eux-mêmes. Chacun pour soi, Dieu pour tous : telle est, en résumé, la nature humaine. Les gens croient en Dieu pour leur propre bien ; quand ils renoncent à des choses et se dépensent pour Dieu, c’est afin d’être bénis, et quand ils sont dévoués à Son égard, c’est encore afin d’être récompensés. En somme, ils font tout cela dans le but d’être bénis, récompensés, et d’entrer dans le royaume des cieux. Au sein de la société, les gens travaillent pour leur profit personnel, et dans la maison de Dieu, ils font un devoir afin d’être bénis. C’est pour gagner des bénédictions que les gens renoncent à tout et qu’ils peuvent endurer beaucoup de souffrances : il n’y a pas de meilleure preuve de la nature satanique de l’homme » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Troisième partie). Dieu expose que les antéchrists ne croient en Lui que pour gagner des bénédictions et des avantages de Sa part, et pour être protégés du malheur. S’ils ne peuvent pas gagner de bénédictions, ils estiment que croire en Dieu n’a aucun sens et ils L’abandonnent. Cela est entièrement déterminé par la nature égoïste et méprisable des antéchrists. En réfléchissant sur moi-même, j’ai vu que je vivais moi aussi selon des poisons sataniques tels que « Chacun pour soi, Dieu pour tous » et « Ne lève jamais le petit doigt sans récompense ». Tout ce que je faisais était motivé par l’intérêt personnel et devait me profiter. Avant de croire en Dieu, j’étais toujours frêle et maladive. Mais après avoir commencé à croire et à faire mon devoir, toutes mes maladies ont été guéries. Ayant reçu une si grande grâce de la part de Dieu, j’ai résolu de croire sérieusement, pensant que tant que je le faisais, et que je renonçais à des choses et me dépensais pour Dieu, je recevrais encore plus de Ses bénédictions et de Sa protection. C’est pourquoi je faisais activement mon devoir, peu importe comment mon mari me persécutait ou essayait de m’arrêter, et c’était la raison pour laquelle j’étais prête à endurer n’importe quelle souffrance. Mais quand j’ai vu que Guo Li avait contracté une maladie aussi grave après tant d’années passées à faire son devoir, j’ai soudain eu le sentiment que le fait de renoncer à des choses et de se dépenser n’apportait pas nécessairement les bénédictions et la protection de Dieu, alors quel était l’intérêt de faire mon devoir ? Ainsi, je vivais dans la négativité et je m’opposais à Dieu, j’avais perdu tout désir de faire mon devoir, et je regrettais même d’avoir quitté mon foyer pour le faire. J’ai vu que ma nature était vraiment égoïste et fourbe ; je n’étais qu’une personne qui faisait passer ses propres intérêts en premier ! Le fait que je puisse venir dans la maison de Dieu et faire un devoir était la grâce de Dieu. Dieu espérait que je poursuivrais la vérité pour atteindre un changement de mon tempérament, me libérer complètement des liens de Satan, et vivre une humanité normale. Mais je ne poursuivais pas du tout la vérité ; je ne pensais qu’à gagner des bénédictions et des avantages. Quand je recevais la protection et la grâce de Dieu, j’étais prête à renoncer à des choses, à me dépenser, et même à souffrir. Mais dès que l’œuvre de Dieu n’était pas alignée sur mes notions et que mon désir de bénédictions était brisé, mon attitude envers mon devoir changeait instantanément. Je devenais négative, réfractaire et négligente, et je regrettais même de faire mon devoir. Je devenais une personne complètement différente. J’ai vu que vivre selon des règles sataniques m’avait rendue incroyablement égoïste, méprisable et dépourvue d’humanité. Ma croyance était une imposture, une tentative d’utiliser Dieu, et je suivais le chemin de la résistance à Lui. Si je ne faisais pas demi-tour, j’allais simplement être éliminée. J’ai pensé aux paroles de Dieu : « En quoi le fait de considérer la poursuite de bénédictions comme un objectif est-il erroné ? Cela va complètement à l’encontre de la vérité et n’est pas conforme à l’intention de Dieu de sauver les gens » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Il ne peut y avoir d’entrée dans la vie qu’en pratiquant la vérité). Dieu sauve les gens pour purifier leurs tempéraments corrompus et finalement les faire entrer dans Son royaume. Cependant, pour ma part, je ne me concentrais que sur la grâce et les bénédictions immédiates et je ne poursuivais pas la vérité. N’était-ce pas m’écarter des exigences de Dieu ? À la fin, je n’allais assurément rien gagner.

Plus tard, j’ai lu deux autres passages des paroles de Dieu et j’ai acquis une certaine compréhension du tempérament juste de Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « La justice n’est en aucun cas l’équité ou le fait d’être raisonnable. Il ne s’agit pas d’égalitarisme, ni de te donner ce que tu mérites pour ton travail, ni de te payer pour tout travail que tu as effectué, ni de te donner ton dû selon les efforts que tu as déployés. Cela n’est pas la justice, c’est simplement être équitable et raisonnable. Très peu de gens sont capables de connaître le tempérament juste de Dieu. Imaginons que Dieu ait détruit Job après que Job Lui a porté témoignage : cela aurait-il été juste ? En fait, cela l’aurait été. Pourquoi appelle-t-on cela la justice ? Comment les gens envisagent-ils la justice ? Si quelque chose est conforme aux notions des gens, il leur est très facile de dire que Dieu est juste. En revanche, s’il y a quelque chose qu’ils considèrent comme n’étant pas conforme à leurs notions, si c’est quelque chose qu’ils sont incapables de comprendre, alors il leur serait difficile de dire que Dieu est juste. Si Dieu avait détruit Job à l’époque, les gens ne diraient pas qu’Il est juste. En réalité, que les hommes aient été corrompus ou non, et qu’ils l’aient été profondément ou non, Dieu doit-Il Se justifier quand Il les détruit ? Doit-Il expliquer aux gens sur quelle base Il le fait ? Dieu doit-Il dire aux gens quelles lois Il a ordonnées ? Cela n’est pas nécessaire. Aux yeux de Dieu, une personne qui est corrompue et qui est susceptible de Lui résister est dénuée de toute valeur ; quelle que soit la manière dont Dieu la traite, cela sera approprié, et tout cela sera conforme à Ses arrangements. Si tu étais déplaisant à Ses yeux et qu’Il disait qu’Il n’avait pas besoin de toi après ton témoignage et que par conséquent, Il te détruisait, serait-ce Sa justice ? Cela le serait également. […] Tout ce que Dieu fait est juste. Même si les humains ne sont pas capables de percevoir cela, ils ne doivent pas porter de jugements à leur guise. S’Il fait quelque chose qui leur semble déraisonnable, ou s’ils ont une quelconque notion à ce sujet et qu’ils disent alors qu’Il n’est pas juste, ils se montrent extrêmement déraisonnables » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Troisième partie). « Rien de ce que Dieu fait n’est erroné, et tu dois louer Sa justice. Quoi que Dieu fasse, c’est toujours juste, et même si tu nourris des notions au sujet de ce que Dieu fait, et que tu crois que ce qu’Il fait ne tient pas compte des sentiments humains, que ce n’est pas à ta convenance, tu devrais quand même louer Dieu. Pourquoi devrais-tu faire cela ? Vous ne savez pas pourquoi, n’est-ce pas ? C’est en fait très facile à expliquer : c’est parce que Dieu est Dieu et que tu es humain. Il est le Créateur, tu es un être créé. Tu n’es pas qualifié pour exiger que Dieu agisse d’une certaine façon ou qu’Il te traite d’une certaine manière, alors que Dieu est qualifié pour t’adresser des exigences. Les bénédictions, la grâce, les récompenses, les couronnes : comment et à qui toutes ces choses sont octroyées dépend de Dieu. […] L’identité, le statut et l’essence de Dieu ne peuvent jamais être assimilés à l’identité, au statut et à l’essence de l’homme, pas plus que ces choses ne subiront jamais le moindre changement : Dieu sera Dieu à jamais et l’homme sera l’homme à jamais. Si une personne est capable de comprendre cela, que devrait-elle faire, alors ? Elle devrait se soumettre à la souveraineté et aux arrangements de Dieu, c’est la façon la plus rationnelle d’aborder les choses, et en dehors de cela, aucun autre chemin ne peut être choisi. Si tu ne te soumets pas, alors tu es rebelle, et si tu es réfractaire et que tu argumentes, alors tu te montres outrageusement rebelle et tu devrais être détruit. Être capable de te soumettre à la souveraineté et aux arrangements de Dieu montre que tu as raison. Voilà l’attitude que les gens doivent avoir, et c’est la seule attitude que les êtres créés devraient avoir » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 12 : Ils veulent se retirer lorsqu’ils n’ont aucun statut ou aucun espoir de gagner des bénédictions). Après avoir lu les paroles de Dieu, je les ai senties transpercer mon cœur, et j’ai vu que je n’avais aucune compréhension du tempérament juste de Dieu. Dans mes notions, la justice de Dieu signifiait être équitable et raisonnable ; que si l’on faisait un effort, on serait récompensé. Je croyais que Dieu devait accorder grâce et bénédictions à ceux qui souffrent et se dépensent pour Lui, et que, surtout lorsqu’ils restent fermes dans leur témoignage pendant les épreuves, Il devrait les bénir et les protéger encore plus, et guérir leurs maladies. Par exemple, puisque Guo Li avait quitté sa famille et abandonné son emploi pour faire son devoir pendant de nombreuses années et qu’elle avait maintenant une maladie grave, je pensais que Dieu devait, compte tenu de toutes ces années passées à renoncer à des choses et à se dépenser pour Lui, la protéger et guérir sa maladie. Mais finalement, non seulement elle ne s’est pas rétablie, mais elle a même subi une amputation. Alors je me suis plainte que Dieu manquait de considération et je L’ai jugé injuste. Mon critère pour mesurer la justice de Dieu était que si quelqu’un faisait un effort, il devait être récompensé, et que peu importe à quel point il faisait des efforts ou se dépensait, Dieu devait donner une récompense d’une valeur équivalente. Ce point de vue est tellement déformé ! Dieu est le Créateur, et je suis un être créé. Tout ce dont je jouis, ainsi que ma vie elle-même, est donné par Dieu. Il est parfaitement naturel et justifié pour moi de suivre Dieu et de faire mon devoir. Quant à savoir si Dieu m’accorde grâce et bénédictions, c’est Sa propre affaire. Je n’ai pas le droit de formuler des exigences envers Dieu ; je devrais accepter Sa souveraineté et Ses arrangements inconditionnellement, avec un cœur soumis. De plus, tout ce que Dieu fait chez les gens a un sens et contient Sa sagesse. Je ne devrais pas considérer les choses en me basant sur les apparences, et je devrais encore moins juger tout ce que Dieu fait en me basant sur mes propres notions et mon imagination. C’est exactement comme Job. Il craignait Dieu et s’éloignait du mal, pourtant il a été confronté à la perte de ses biens et à la mort de ses enfants, et son propre corps a été couvert de furoncles douloureux. Aux yeux de l’homme, il subissait un malheur, mais Dieu a utilisé cette épreuve pour parfaire sa vraie foi en Lui. Job est devenu un homme parfait aux yeux de Dieu, et Satan n’avait plus le droit de l’accuser ou de le tenter. Il y a aussi les bonnes intentions de Dieu dans la maladie qui a frappé Guo Li. Bien qu’elle soit tombée malade et que sa chair ait souffert, si elle pouvait chercher la vérité et tirer ses leçons, et gagner une vraie foi en Dieu et une vraie soumission à Lui, alors la souffrance en vaudrait la peine. Je ne pouvais plus considérer les choses en me basant sur mes propres notions et mon imagination. Dieu est toujours juste, et peu importe ce qu’Il fait, cela contient Ses bonnes intentions et Sa sagesse. En comprenant cela, mon cœur s’est considérablement éclairé.

Pendant mes dévotions, j’ai lu les paroles de Dieu et j’en suis venue à comprendre la perspective correcte que l’on doit avoir en croyant en Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « Faire l’expérience de l’œuvre de Dieu ne consiste pas à jouir de la grâce, il s’agit plutôt de souffrir pour l’amour que tu Lui portes. Puisque tu jouis de la grâce de Dieu, tu dois également jouir de Son châtiment – tu dois faire l’expérience de toutes ces choses. Tu peux faire l’expérience de l’éclairage de Dieu en toi, et tu peux également faire l’expérience de la façon dont Il t’émonde et te juge. De cette façon, ton expérience sera complète. Dieu a effectué Son œuvre de jugement sur toi et Il a aussi effectué Son œuvre de châtiment. La parole de Dieu t’a émondé, mais ce n’est pas tout ; elle t’a également éclairé et illuminé. Quand tu es négatif et faible, Dieu S’inquiète pour toi. L’ensemble de cette œuvre vise à te faire comprendre que tout ce qui concerne l’homme relève des orchestrations de Dieu. Tu penses peut-être que croire en Dieu consiste simplement à souffrir ou à faire de nombreuses choses pour Lui, ou que cela consiste à être en paix dans ta chair, ou à ce que tout se passe sans accroc pour toi et que tu ressentes du confort et sois à ton aise en toutes choses. Rien de tout cela n’est un objectif que les gens devraient avoir dans leur croyance en Dieu. Si c’est pour ces objectifs que tu crois, alors ta perspective est incorrecte et il te sera tout simplement impossible d’être rendu parfait. Les actions de Dieu, le tempérament juste de Dieu, Sa sagesse, Ses paroles, ce qu’Il a de merveilleux et d’insondable sont toutes des choses que les gens devraient comprendre. Grâce à cette compréhension, tu devrais parvenir à débarrasser ton cœur de tes exigences, espoirs et notions personnels. Ce n’est qu’en éliminant ces choses que tu pourras remplir les conditions exigées par Dieu. Ce n’est qu’en faisant cela que tu pourras avoir la vie et satisfaire Dieu. Croire en Dieu vise à Le satisfaire et à manifester le tempérament qu’Il exige, de sorte que Ses actions et Sa gloire puissent se manifester à travers ce groupe de personnes indignes. C’est la bonne perspective pour croire en Dieu, et aussi le but que tu devrais poursuivre. Tu devrais avoir le juste point de vue de croire en Dieu et chercher à obtenir les paroles de Dieu. Tu dois manger et boire les paroles de Dieu, être capable de vivre la vérité et en particulier, de voir Ses actes concrets, Ses actes merveilleux à travers tout l’univers, ainsi que l’œuvre concrète qu’Il fait dans la chair. Par leurs expériences concrètes, les hommes peuvent apprécier comment Dieu fait exactement Son œuvre en eux et ce qu’est Ses intentions pour eux. Tout cela a pour but qu’ils puissent se débarrasser de leur tempérament satanique corrompu. T’étant débarrassé de toute impureté et de toute injustice en toi, et ayant éliminé tes mauvaises intentions, et ayant développé une vraie foi en Dieu, ce n’est qu’avec une vraie foi que tu peux véritablement aimer Dieu » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Ceux qui doivent être rendus parfaits doivent subir l’épurement). Grâce aux paroles de Dieu, j’ai vu que croire en Dieu n’a pas pour but de recevoir des bénédictions de Sa part. L’essentiel est de faire l’expérience du jugement, du châtiment, des épreuves et de l’épurement de Dieu pour se débarrasser de son tempérament corrompu et atteindre Son salut. En repensant à mes années de foi, j’avais profité de beaucoup de l’abreuvement et de la provision des paroles de Dieu, mais je n’avais pas poursuivi la vérité. Je voulais à tout prix jouir de la grâce et des bénédictions de Dieu et mon tempérament-vie n’avait pas changé le moins du monde. La maladie de Guo Li a vraiment servi de révélation de mon propre état. Désormais, je dois me concentrer sur le fait de faire l’expérience de l’œuvre de Dieu dans les choses qui m’arrivent. Surtout dans les questions qui ne sont pas alignées sur mes propres notions, je dois chercher la vérité, réfléchir sur moi-même et me connaître, et résoudre mes tempéraments corrompus. Une fois que j’ai compris ces choses, je ne me suis plus inquiétée de savoir si je recevrais des bénédictions à l’avenir. J’ai aussi pu consacrer mon cœur à mon devoir, en réfléchissant à la manière de bien abreuver les nouveaux venus et de mener à bien mon devoir pour satisfaire Dieu. Peu importe la maladie ou l’adversité qui s’abattra sur moi à l’avenir, je suis prête à en faire l’expérience avec un cœur soumis à Dieu, en me concentrant sur la poursuite de la vérité et en faisant bien mon devoir.

En juillet 2023, j’ai revu Guo Li. Bien qu’un de ses bras ait été amputé, elle persévérait encore dans son devoir d’hébergement. Quand nous avons parlé de ce qu’elle ressentait face à l’amputation, elle m’a dit calmement et avec sérénité : « Dieu soit loué ! J’ai plus de soixante-dix ans. Les autres qui sont tombés malades en même temps que moi sont tous décédés, mais je suis encore en vie. C’est la plus grande protection de Dieu qui soit. Même si j’ai eu cette maladie grave, j’y ai tellement gagné. Dans cette vie, pouvoir entendre tant de paroles de Dieu et pouvoir faire mon devoir, c’est suffisant. C’est la grâce de Dieu ! Je ne demande rien d’autre. Je demande seulement que pour chaque jour que je vis, je puisse faire mon devoir pour satisfaire Dieu ! » En entendant les paroles de Guo Li, je me suis sentie à la fois honteuse et profondément inspirée, et j’ai aussi acquis la confiance nécessaire pour faire l’expérience de l’œuvre de Dieu. Dieu soit loué !

La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.

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