Les conséquences de la poursuite du confort

28 janvier 2022

Par Lingshuang, Espagne

Mon devoir, au sein de l’Église, consiste à créer des effets spéciaux. Pendant la production, quand je m’occupe de projets assez complexes, les effets de chaque plan doivent êtres testés et modifiés plusieurs fois, et il y a de nombreux échecs. Quand j’ai remarqué que mes frères et sœurs s’occupaient de projets relativement simples, et qu’ils en réalisaient davantage que moi, je me suis dit : « Mes projets sont très complexes du point de vue technique, je passe beaucoup de temps à réfléchir, à trouver des informations et à étudier, le cycle de production est donc long. Si mes projets étaient plus simples, ils me poseraient bien moins de problèmes. Je n’aurais à maîtriser que quelques procédés et techniques simples, et le cycle de production serait plus court, ce qui rendrait ces projets moins problématiques. » Après ça, dans mes devoirs, j’ai donc fait l’inventaire des projets compliqués et de ceux qui étaient simples, et puis j’ai décidé desquels me charger. Un jour, j’ai retenu un projet simple, et j’ai laissé les projets compliqués à mes frères et sœurs. Quand j’ai vu que mes frères et sœurs acceptaient sans hésitation, je me suis sentie un peu mal à l’aise : n’étais-je pas simplement en train de reculer devant la difficulté ? Mais j’ai pensé alors : « Les projets difficiles me prennent trop de temps et d’énergie, ils demandent trop d’effort intellectuel, il vaut mieux que je choisisse des projets simples. » Plus tard, j’ai vu que l’un des mes projets d’effets spéciaux pouvait être amélioré, mais je ne voulais pas avoir à travailler dur pour le modifier, et comme mes frères et sœurs n’avaient rien remarqué, je n’ai rien changé et j’ai validé ce projet. Parfois, quand je rencontrais des difficultés, je n’y réfléchissais qu’un instant, puis je consultais mes frères et sœurs. J’avais l’impression de résoudre le problème rapidement, sans m’épuiser, et ça me permettait d’achever facilement mes tâches. Mais je me sentais coupable quand je procédais ainsi. Certains problèmes étaient en fait mineurs, et j’aurais pu les résoudre en faisant quelques efforts. En outre, demander l’aide de mes frères et sœurs interrompait leurs devoirs, mais je ne réfléchissais pas et je n’essayais pas de me comprendre moi-même. Et donc, ce genre de supercherie est devenu la norme quand j’accomplissais mes devoirs.

Par la suite, je suis passée à des devoirs de production vidéo. En plus de faire des vidéos, je devais organiser des études auprès des frères et sœurs et développer leurs compétences professionnelles. Je devais donc travailler plus que d’habitude. Je devais acquérir de nouvelles compétences, trouver des informations, et préparer des cours basés sur les besoins des frères et sœurs. Tout cela me semblait difficile et fatigant. J’ai pensé : « Je préférais mon devoir précédent, j’avais moins de contraintes et de pression. Je n’avais que mes propres projets à terminer. Maintenant, j’ai bien plus de travail et de soucis. » Réfléchir à tout ça me donnait la migraine. Alors je me suis demandé comment je pouvais gagner du temps et me sentir moins fatiguée, et j’ai décidé d’envoyer des tutoriels sur les effets spéciaux à mes frères et sœurs. Ainsi, ils pourraient les étudier, et je ne perdrais plus de temps à trouver des informations. Plus j’y songeais, plus je me disais que c’était la meilleure méthode. Au bout d’un moment, mes frères et sœurs ont dit que ces tutoriels ne résolvaient pas leurs problèmes. À l’époque, je m’en suis un peu voulu, et n’ayant pas d’autre solution, j’ai trouvé des supports pour enseigner à tout le monde de manière simple. J’ai pensé : « Bon, j’ai organisé des cours pour tous, mon travail est terminé. » Mais il n’a pas fallu attendre longtemps avant que notre dirigeante d’équipe annonce : « Récemment, des frères et sœurs ont dit que les problèmes techniques entraînaient une baisse de la qualité des vidéos et de fréquents remaniements, ce qui retardait les progrès. » En entendant ça, je n’ai pas réfléchi ni essayé de me comprendre moi-même. Je me suis dit que ce devoir nécessitait de souffrir et de payer un prix, et qu’en plus, quand des problèmes survenaient, il fallait en assumer la responsabilité. J’ai donc encore moins voulu de ce devoir. Un jour, ma dirigeante est venue me voir. Elle m’a exposée, parce que je faisais dans l’à-peu-près et que je trichais dans mes devoirs, et elle m’a traitée, en disant que si la situation ne changeait pas, j’allais être renvoyée. Après avoir entendu ma dirigeante dire cela, j’ai reconnu que j’avais négligé mes devoirs, mais je n’ai éprouvé aucune repentance. En songeant aux difficultés et aux problèmes que j’allais devoir affronter dans mes devoirs à l’avenir, je n’ai plus voulu accomplir ces devoirs. Je voulais passer à quelque chose de plus facile. Le lendemain, je suis allée voir ma dirigeante et j’ai dit : « Je ne suis pas capable de faire ce devoir. J’aimerais en changer. » Après m’avoir écoutée, elle m’a traitée en disant : « Tu ne peux vraiment pas accomplir ce devoir ? As-tu seulement essayé ? Tu fuis l’effort, tu fais sans cesse dans l’à-peu-près, tu essaies de ruser et tu as une mauvaise humanité. Vu ton comportement, tu n’es vraiment pas faite pour ce devoir. » Quand j’ai entendu ma dirigeante dire ça, j’ai eu l’impression qu’on m’arrachait le cœur. Je suis rentrée au studio, où j’ai vu que les autres sœurs s’occupaient de leurs devoirs, mais j’avais été renvoyée et j’avais perdu les miens, ce qui m’a profondément attristée. Je n’avais jamais envisagé que je pouvais vraiment perdre mon devoir. À ce moment là, je prenais même ma propre défense dans mon cœur : « Je ne voulais pas de ce devoir, mais on aurait pu m’en confier un autre. Pourquoi n’avais-je plus la qualification nécessaire pour accomplir mes devoirs ? » Mais alors, je me suis dit : « Dieu est le Souverain sur toute chose. Mon renvoi est l’avènement du tempérament juste de Dieu. Je dois obéir et réfléchir sur moi-même. » Les jours suivants, la scène durant laquelle ma dirigeante me renvoyait m’est revenue à l’esprit, encore et encore, comme un film. Penser à ce que cette dirigeante avait dit me rendait malheureuse, en particulier quand elle avait déclaré que j’avais une mauvaise humanité. Je ne savais pas comment réfléchir ou me connaître moi-même, alors, dans ma souffrance, j’ai prié Dieu pour Lui demander de m’aider à me comprendre.

Ensuite, j’ai vu ce passage dans la parole de Dieu : « Traiter les choses avec tant de désinvolture et d’irresponsabilité, n’est-ce pas la marque d’un tempérament corrompu ? Lequel ? La propension à l’abjection : en toutes choses, les gens disent : “c’est à peu près ça” ou “ça ira bien comme ça”. Voilà une attitude qui fait la part belle aux “peut-être”, aux “probablement”, aux “quatre sur cinq”. Ils font les choses de manière superficielle, se satisfont du minimum et se contentent de se débrouiller comme ils peuvent ; ils ne voient pas l’intérêt de prendre les choses au sérieux ou de s’efforcer d’atteindre la précision, et encore moins de rechercher les principes. Cela ne relève-t-il pas d’une nature corrompue ? Cela est-il une manifestation de l’humanité normale ? On peut à juste titre parler d’arrogance, et l’utilisation du qualificatif “dissolu” est tout aussi judicieux. Mais pour désigner parfaitement ce trait, le seul mot qui convienne est celui d’“abject”. Cette abjection est présente dans l’humanité de la majorité des gens ; en toutes choses, ils souhaitent en faire le moins possible afin de voir à quoi ils peuvent se soustraire, et il y a un soupçon de tromperie dans tout ce qu’ils font. Ils dupent les autres quand ils le peuvent, prennent des raccourcis quand ils en ont la possibilité, et répugnent à accorder beaucoup de temps ou de réflexion à un sujet. Ils se disent : “Tant que j’évite d’être repéré, que je ne crée pas de problèmes et que je n’ai pas de comptes à rendre, alors je peux me débrouiller avec ça. Bien faire son travail comporte plus d’ennuis que d’avantages.” Quand ils apprennent, ces gens ne vont jamais jusqu’à la maîtrise, et ils ne s’appliquent pas dans leurs études. Ils ne cherchent qu’à connaître les grandes lignes d’un sujet, puis se déclarent compétents en la matière et comptent sur cela pour continuer à prospérer dans l’à-peu-près. N’est-ce pas là une attitude répandue ? Est-ce une bonne attitude ? Eh bien, cette attitude, que les gens adoptent vis-à-vis des autres, des événements et des choses, s’appelle, en quelques mots, “faire dans l’à-peu-près”. Et cette abjection existe dans toute l’humanité corrompue. Les gens dont l’humanité est abjecte pensent qu’ils “se débrouillent” dans tout ce qu’ils font. Cela leur permet-il de faire quelque chose correctement ? Non. Alors, sont-ils capables de faire quoi que ce soit ? C’est encore plus improbable. » « Comment faire la différence entre les gens nobles et les gens vils ? Regardez simplement leur attitude et leur comportement dans leur façon de traiter les autres, les événéments et les choses ; regardez comment ils agissent, comment ils gèrent les choses et comment ils se comportent quand des problèmes surgissent. Les gens dotés de caractère et de dignité sont méticuleux, sérieux et diligents dans leurs actions, et ils sont prêts à faire des sacrifices. Les gens dépourvus de caractère et de dignité sont tièdes et négligents dans leurs actions, toujours prêts à quelque mauvais coup, toujours disposés à faire dans l’à-peu-près. Ils n’apprennent aucune compétence sur le bout des doigts, et ils ont beau étudier, ils demeurent plongés dans l’ignorance, qu’il s’agisse d’une compétence ou d’un métier. Si vous n’exigez pas d’eux des réponses, tout semble aller bien, mais dès que vous le faites, ils paniquent, transpirent à grosses gouttes et ne répondent pas. Ce sont des gens dont le caractère est faible » (« Ils voudraient que les autres n’obéissent qu’à eux, et non à la vérité ou à Dieu (Partie II) », dans Exposer les antéchrists). Ces paroles de Dieu m’ont transpercé le cœur, en particulier les mots : « Ils dupent les autres quand ils le peuvent, prennent des raccourcis quand ils en ont la possibilité, » « Les gens dépourvus de caractère et de dignité », et « des gens dont le caractère est faible ». Chaque mot révélait mon attitude envers mes devoirs et mon humanité. J’ai compris que j’avais accompli mes devoirs exactement de cette façon. Je faisais dans l’à-peu-près pour tout, je me contentais d’un niveau passable. Je tenais compte de mes intérêts charnels dans tout, je cherchais à éviter la souffrance, je ne songeais jamais à bien accomplir mes devoirs. Par souci du confort charnel, et pour éviter de souffrir et de payer un prix, je choisissais toujours des projets faciles quand je produisais des effets spéciaux. Au cours du processus de production, même si je repérais des problèmes et des choses à améliorer, tant que personne d’autre ne s’en apercevait, je ne m’en occupais pas. Dans mon devoir de production vidéo, je devais acquérir des compétences et les enseigner à mes frères et sœurs. Mais je me disais que ce devoir était trop stressant et engendrait trop de souffrance, cela me fatiguait rien que d’y penser, alors pour mon confort charnel, j’essayais de tricher et de ruser, d’amener mes frères et sœurs à apprendre seuls, ce qui voulait dire que leurs compétences ne s’amélioraient jamais, que leurs devoirs étaient moins efficaces. Et cela retardait l’avancement du travail. Partout dans mes devoirs, je trichais et je trompais. Je ne pensais jamais au travail de la maison de Dieu, ni à bien faire mes devoirs. Je n’avais absolument aucune humanité ! J’étais vraiment égoïste, méprisable, de caractère ignoble. En y réfléchissant, j’ai éprouvé des regrets et une culpabilité intenses.

Ensuite, j’ai lu ceci dans la parole de Dieu : « En apparence, certains ne semblent pas avoir de problèmes sérieux durant l’accomplissement de leur devoir. Ils ne font rien qui soit manifestement mauvais, ne provoquent pas de perturbations ou de nuisances, et ne suivent pas le chemin des antéchrists. Lorsqu’ils accomplissent leur devoir, ils ne sont pas confrontés à des erreurs majeures ni à des problèmes de principe, pourtant, sans s’en rendre compte, au bout de quelques années à peine, ils sont exposés comme n’acceptant pas du tout la vérité, comme faisant partie des incroyants. Pourquoi est-ce ainsi ? Les autres ne voient pas d’enjeu, mais Dieu sonde au plus profond du cœur de ces gens-là et Il voit le problème. Ils ont toujours été négligents et ne s’en sont jamais repentis. Avec le temps, ils sont naturellement exposés. Que signifie ne toujours pas se repentir ? Cela signifie que, bien qu’ils aient constamment accompli leur devoir, ils ont toujours eu la mauvaise attitude, une attitude négligente et superficielle, une attitude désinvolte, et ils ne sont jamais consciencieux, et encore moins dévoués. Ils mettront peut-être un peu d’effort, mais ils n’agissent que pour la forme. Ils ne donnent pas leur maximum, et leurs transgressions sont sans fin. Aux yeux de Dieu, ils ne se sont jamais repentis : ils ont toujours été négligents, et il n’y a jamais eu chez eux le moindre changement : c’est-à-dire qu’ils ne renoncent pas au mal qui est entre leurs mains ni ne se repentent ensuite auprès de Dieu. Dieu ne voit pas en eux une attitude de repentance, et Il ne voit pas de revirement dans leur attitude. Ils persistent à considérer leur devoir et la commission de Dieu avec cette même attitude et méthode. Tout du long, il n’y a pas de changement dans ce tempérament obstiné, intransigeant, et, de plus, ils ne se sont jamais sentis redevables envers Dieu, et ils n’ont jamais ressenti que leur négligence et leur superficialité sont une transgression, une mauvaise action. Dans leur cœur, il n’y a pas de sentiment de redevabilité, de culpabilité, de remords, et encore moins y a-t-il d’auto-accusation. Et, au bout d’un certain temps, Dieu voit qu’il n’y a rien à faire pour cette personne. Peu importe ce que Dieu dit, et peu importe le nombre de sermons qu’elle entend ou ce qu’elle comprend de la vérité, son cœur n’est pas touché et son attitude ne change pas ni ne se transforme. Dieu dit : “Il n’y a pas d’espoir pour cette personne. Rien de ce que Je dis ne touche son cœur, et rien de ce que Je dis ne la transforme. Il n’existe aucun moyen de la changer. Cette personne n’est pas apte à accomplir son devoir, et elle n’est pas apte à rendre service dans Ma maison.” Pourquoi Dieu dit-Il cela ? Lorsqu’elle accomplit son devoir et réalise un travail, quelles que soient l’indulgence et la patience qui lui sont accordées, cela ne produit aucun effet et ne parvient pas à la faire changer. Cela ne la conduit pas à accomplir son devoir de façon satisfaisante, cela ne lui permet pas de s’engager sur le chemin de la véritable poursuite de la vérité. Il n’y a rien à faire pour cette personne. Lorsque Dieu détermine qu’il n’y a rien à faire pour une personne, continuera-t-Il à garder une forte emprise sur cette personne ? Non, Il ne le fera pas. Dieu la laissera partir » (« Comment résoudre le problème de l’insouciance et de la négligence dans l’accomplissement de son devoir », dans Sermons de Christ des derniers jours). « Ta manière de considérer les commissions de Dieu est une question très sérieuse ! Si tu ne peux pas terminer ce que Dieu t’a confié, alors tu n’es pas digne de vivre en Sa présence et tu devrais être puni. Il est ordonné par le ciel et reconnu par la terre que les humains terminent toutes commissions que Dieu leur confie ; c’est leur suprême responsabilité, tout aussi importante que leur vie même. Si tu ne prends pas les commissions de Dieu au sérieux, alors tu Le trahis de la manière la plus grave ; en cela, tu es plus lamentable que Judas et tu devrais être maudit » (« Comment connaître la nature de l’homme », dans Sermons de Christ des derniers jours). J’ai lu la parole de Dieu, encore et encore. Et j’ai compris que, dans le passé, même quand, en apparence, j’accomplissais mes devoirs, je trahissais Dieu dans mon cœur. Dans mes devoirs, je ne me souciais que de mes intérêts charnels et d’éviter la souffrance, et je faisais dans l’à-peu-près, en trichant et en rusant. Même quand j’aurais pu mieux faire mon travail, je ne le faisais pas, parce que je me disais que même si ce travail n’était pas bien fait, au moins il était fait, et que cela suffisait. Je n’avais jamais pris au sérieux le problème de faire dans l’à-peu-près, et je n’avais jamais réfléchi ni essayé de me comprendre moi-même. Plus tard, ma dirigeante m’a révélée et prévenue, et c’était Dieu qui me donnait l’occasion de me repentir, mais je n’ai pas éprouvé la moindre repentance, je me souciais encore de mes intérêts charnels. Quand j’ai vu que mon devoir nécessitait de travailler dur et de payer un prix, je n’ai plus voulu de ce devoir. Pourquoi étais-je aussi insensible et entêtée ? Dieu m’avait donné une chance après l’autre de me repentir et de changer, c’était la pitié de Dieu pour moi, mais je n’avais tenu compte que de mes intérêts charnels, je n’avais pas cherché la vérité ni réfléchi sur moi-même, je m’étais opposée à Dieu avec entêtement. J’étais vraiment rebelle ! Mon devoir était une commission et une responsabilité que Dieu m’avait confiées, et j’aurais dû faire tout mon possible pour l’accomplir. Non seulement je n’avais pas bien fait mes devoirs, mais j’avais fait dans l’à-peu-près pour tromper Dieu, j’avais même rejeté mon devoir. N’était-ce pas là trahir Dieu ? Le tempérament juste de Dieu ne tolère aucune offense, et Dieu détestait tout ce que j’avais fait. Mon renvoi montrait la justice de Dieu. Quand j’ai compris ça, j’ai eu un peu peur. J’ai aussi éprouvé des remords pour avoir fait des choses qui brisaient le cœur de Dieu. Je ne pouvais plus faire dans l’à-peu-près comme ça. Je devais me repentir et changer.

Ensuite, j’ai prêché l’Évangile avec mes frères et sœurs. Mais je ne connaissais pas les principes et je n’étais pas douée pour parler avec les gens, donc ce devoir m’a paru très difficile, et, de nouveau, je n’ai pas voulu travailler dur ni payer le prix. Néanmoins, j’ai songé à l’attitude que j’avais eu précédemment envers mon devoir, et j’ai compris que pouvoir prêcher l’Évangile était la grande pitié de Dieu pour moi. Je ne devais plus fuir face aux difficultés comme avant. Ayant compris ça, je me suis sentie plus positive.

Plus tard, j’ai également réfléchi sur moi-même, et je me suis demandé pourquoi je reculais quand mon devoir devenait difficile. Quelle nature me contrôlait quand cela arrivait ? Après ça, j’ai regardé une vidéo de lecture de la parole de Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « Aujourd’hui, tu ne crois pas les paroles que Je dis et tu n’y prêtes aucune attention ; quand le jour où cette œuvre se répandra viendra et que tu en verras la totalité, tu le regretteras et, à ce moment-là, tu seras sidéré. Il y a des bénédictions, mais tu ne sais pas en jouir, et il y a la vérité, mais tu ne la poursuis pas. N’attires-tu pas le mépris sur toi ? Aujourd’hui, même si la prochaine étape de l’œuvre de Dieu n’a pas encore commencé, il n’y a rien d’exceptionnel au sujet des exigences qui te sont faites et de ce qu’on te demande de vivre. Il y a tant de travail et tant de vérités ; ne méritent-ils pas que tu les connaisses ? Le châtiment et le jugement de Dieu sont-ils incapables d’éveiller ton esprit ? Le châtiment et le jugement de Dieu sont-ils incapables de t’amener à te haïr ? Es-tu satisfait de vivre sous l’influence de Satan, dans la paix et la joie et un peu de confort charnel ? N’es-tu pas le plus abject de tous ? Aucun n’est plus insensé que ceux qui ont vu le salut, mais ne cherchent pas à le gagner ; ceux-là sont des gens qui se perdent par la chair et jouissent de Satan. Tu espères que ta foi en Dieu n’entraînera aucun défi et aucune tribulation, ni la moindre difficulté. Tu poursuis toujours ces choses qui ne valent rien et tu n’attaches aucune valeur à la vie ; au lieu de cela, tu fais passer tes propres pensées extravagantes avant la vérité. Tu ne vaux absolument rien ! Tu vis comme un cochon ; quelle différence y a-t-il entre toi et les cochons et les chiens ? Ceux qui ne poursuivent pas la vérité et qui aiment la chair ne sont-ils pas tous des animaux ? Est-ce que ces morts sans esprit ne sont pas tous des cadavres ambulants ? Combien de paroles ont été prononcées parmi vous ? Y a-t-il eu seulement un peu de travail fait parmi vous ? Combien ai-Je fourni parmi vous ? Alors pourquoi ne l’as-tu pas gagné ? Qu’as-tu à te plaindre ? N’est-il pas vrai que tu n’as rien gagné parce que tu es trop amoureux de la chair ? Et n’est-ce pas parce que tes pensées sont trop extravagantes ? N’est-ce pas parce que tu es trop stupide ? Si tu es incapable de gagner ces bénédictions, peux-tu blâmer Dieu de ne pas te sauver ? Ce que tu cherches, c’est de pouvoir gagner la paix après avoir cru en Dieu : que tes enfants ne tombent pas malades, que ton mari ait un bon emploi, que ton fils trouve une bonne épouse, que ta fille trouve un mari décent, que tes bœufs et tes chevaux labourent bien la terre, que tu aies une année de beau temps pour tes récoltes. C’est ce que tu recherches. Ta poursuite n’est que de vivre dans le confort, qu’aucun accident n’arrive à ta famille, que les vents t’épargnent, qu’ils ne soufflent pas le sable dans ton visage, que les récoltes de ta famille ne soient pas inondées, que tu ne sois pas touché par les désastres, que tu puisses vivre dans l’étreinte de Dieu, que tu vives dans un nid douillet. Un lâche comme toi qui poursuit toujours la chair – as-tu un cœur, as-tu un esprit ? N’es-tu pas une bête ? Je te donne le vrai chemin sans rien demander en retour, mais tu ne le poursuis pas. Es-tu de ceux qui croient en Dieu ? Je te donne la vraie vie humaine, mais tu ne la poursuis pas. N’es-tu pas différent d’un cochon ou d’un chien ? Les cochons ne poursuivent pas la vie de l’homme, ils ne cherchent pas à être purifiés et ils ne comprennent pas ce qu’est la vie. Chaque jour, après avoir mangé à satiété, ils dorment simplement. Je t’ai donné le vrai chemin, mais tu ne l’as pas gagné : tu restes les mains vides. Es-tu prêt à continuer dans cette vie, la vie d’un cochon ? Quelle est la signification de la vie de ces personnes ? Ta vie est méprisable et ignoble, tu vis au milieu de la souillure et de la débauche et tu ne poursuis aucun but. Ta vie n’est-elle pas la plus ignoble de toutes ? As-tu l’effronterie de regarder Dieu ? Si tu continues à vivre de cette façon, obtiendras-tu quelque chose ? La vraie voie t’a été donnée, mais que tu puisses finalement la gagner ou non dépend de ta poursuite personnelle » (« Les expériences de Pierre : sa connaissance du châtiment et du jugement », dans La Parole apparaît dans la chair). Toutes ces questions de Dieu m’ont transpercé le cœur, comme s’Il me les posait en personne, et j’ai senti que je devais trop de choses à Dieu. J’ai songé à Dieu incarné, qui exprimait tant de vérité pour nous abreuver et nous nourrir afin que nous puissions gagner la vérité, nous débarrasser de nos tempéraments corrompus et avoir une chance d’être sauvés. Voilà la plus grande bénédiction de Dieu pour l’humanité. Celui qui est vraiment sage chérira la chance que lui donne l’œuvre de Dieu, et passera son temps à poursuivre la vérité, à accomplir les devoirs d’un être créé, à poursuivre un changement dans son tempérament de vie au cours de ses devoirs, et il comprendra finalement la vérité et sera sauvé par Dieu. Mais celui qui est aveugle et ignorant visera le plaisir charnel et se débrouillera, il ne travaillera pas dur pour poursuivre la vérité. Il agira pour la forme et fera peu d’efforts dans ses devoirs, et peu importe s’il croit depuis longtemps, il ne comprendra jamais la vérité, il n’opérera aucun changement dans son tempérament de vie, et sera en fin de compte éliminé par Dieu. J’ai songé à mon propre cas. N’étais-je pas précisément ce genre d’ignorant ? Des philosophies sataniques comme « Vis ta vie en pilotage automatique » et « La paresse a ses bénédictions » étaient les principes que je suivais. Chaque jour, je me contentais du statu quo, je faisais avec, et recherchais les conforts charnels. J’avais cru en Dieu pendant des années sans poursuivre la vérité ni me concentrer sur un changement de tempérament, sans me demander si mes devoirs étaient conformes à la volonté de Dieu. Mon plaisir charnel était plus important à mes yeux que la volonté de Dieu, de sorte que chaque fois que mes devoirs nécessitaient que je souffre ou paie un prix, je faisais dans l’à-peu-près, j’avais recours à la tricherie et à la tromperie, et mes devoirs étaient donc improductifs, je retardais le travail de la maison de Dieu. Et pourtant, je n’éprouvais ni remord ni culpabilité. Mon désir de confort faisait de moi une dégénérée, indifférente aux améliorations et irréfléchie. N’étais-je pas en train de gâcher ma vie ? En quoi étais-je différente d’une bête ? J’ai finalement compris que ces toxines sataniques étaient des mensonges que Satan proférait pour corrompre les gens. Elles amènent les gens à poursuivre le confort, au lieu de chercher l’amélioration, et en font des dégénérés, qui finissent par mourir dans l’ignorance. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même si j’avais perdu mon devoir. J’étais paresseuse. Je traitais mon propre caractère avec légèreté, je ne méritais la confiance de personne, ce qui dégoûtait mes frères et sœurs et conduisait Dieu à me détester. Avant, je me disais que les devoirs ayant des exigences élevées et des tâches nombreuses étaient synonymes de souffrance. Mais ce n’était pas là souffrir pour mes devoirs. Clairement, j’avais une nature paresseuse et égoïste, j’étais trop soucieuse de la chair. Même si nous souffrons et payons un prix face aux difficultés dans nos devoirs, nous pouvons le supporter, car Dieu ne nous donne jamais de fardeaux insupportables. Et Dieu S’est servi de ces difficultés pour montrer mon tempérament corrompu, mes déficiences, afin que je puisse me connaître, chercher la vérité pour résoudre les problèmes, et changer mon tempérament de vie. En même temps, Dieu espérait que j’apprendrais à me fier à Lui face à ces difficultés et à avoir une foi sincère. Autrefois, j’étais ignorante, aveugle, et je ne comprenais pas la volonté de Dieu. J’ai perdu de nombreuses occasions de gagner la vérité, d’être perfectionnée par Dieu, et j’ai laissé filer ce temps merveilleux en vain. Je connaissais un confort charnel, et je n’avais pas souffert ni payé un prix élevé, mais je ne possédais aucune vérité, mes tempéraments corrompus n’étaient pas résolus, je n’avais pas accumulé de bonnes actions dans mes devoirs, j’avais retardé l’œuvre de la maison de Dieu, et je dégoûtais Dieu. Si je continuais à vivre de façon aussi confuse, j’allais complètement perdre le salut de Dieu au final. À ce moment-là, je me suis dégoûtée moi-même, j’en étais malade, et je n’ai plus voulu vivre comme un animal.

Un jour, durant mes dévotions, j’ai lu un autre passage de la parole de Dieu. « La recherche d’aujourd’hui vise complètement à établir une fondation pour l’œuvre future, afin que tu sois utilisé par Dieu et que tu puisses témoigner de Lui. Si tu en fais l’objet de ta recherche, tu pourras gagner la présence du Saint-Esprit. Plus l’objet de ta recherche est élevé, plus tu peux être amené à la perfection. Plus tu recherches la vérité, plus le Saint-Esprit œuvre. Plus tu as d’énergie pour la recherche, plus tu gagneras. Le Saint-Esprit perfectionne les hommes en fonction de leur état intérieur. Certains disent qu’ils ne sont pas prêts à être utilisés par Dieu ou à être amenés à la perfection par Lui, qu’il suffira qu’ils soient en sécurité dans la chair et n’endurent pas de catastrophes. Certains ne sont pas prêts à entrer dans le royaume, mais sont prêts à descendre dans le puits de l’abîme. Dans ce cas, Dieu réalisera aussi ton souhait. Quoi que tu cherches, Dieu le réalisera. Alors, quelle est ta recherche actuelle ? Cherches-tu à être amené à la perfection ? Tes actions et tes comportements actuels ont-ils le but que tu sois amené à la perfection par Dieu, que tu sois acquis par Lui ? Tu dois constamment te mesurer de cette façon dans ta vie quotidienne. Si tu consacres tout ton cœur à poursuivre un but unique, Dieu va certainement te rendre parfait. C’est le chemin qu’emprunte le Saint-Esprit. C’est à travers la recherche que les hommes atteignent le chemin sur lequel les conduit le Saint-Esprit. Plus tu désires être amené à la perfection et gagné par Dieu, plus le Saint-Esprit travaillera en toi. Moins tu cherches, et plus tu es négatif et régressif, plus le Saint-Esprit manque d’occasions pour œuvrer et, à mesure que le temps passe, le Saint-Esprit t’abandonnera. Veux-tu être amené à la perfection par Dieu ? Veux-tu être acquis par Dieu ? Veux-tu être utilisé par Dieu ? Vous devriez chercher à tout faire pour être amenés à la perfection, gagnés et utilisés par Dieu, afin que l’univers et toutes les choses puissent voir les actions de Dieu manifestées en vous. Parmi toutes les choses, vous êtes les maîtres, et parmi tout ce qui existe, vous permettrez à Dieu de jouir du témoignage et de la gloire à cause de vous. C’est la preuve que de toutes les générations, vous êtes la plus bénie ! » (« Les gens dont les tempéraments ont changé sont ceux qui sont entrés dans la réalité des paroles de Dieu », dans La Parole apparaît dans la chair). « Tu dois souffrir des difficultés pour la vérité, te donner à la vérité, tu dois endurer l’humiliation pour la vérité et, pour gagner plus de vérité, tu dois subir plus de souffrance. C’est ce que tu devrais faire. Tu ne dois pas rejeter la vérité pour obtenir une vie de famille paisible et tu ne dois pas perdre la dignité et l’intégrité de ta vie pour un plaisir momentané. Tu dois poursuivre tout ce qui est beau et bon et tu dois poursuivre un chemin plus significatif dans la vie. Si tu mènes une vie si vulgaire et ne poursuis pas d’objectifs, ne gâches-tu pas ta vie ? De quoi peux-tu profiter avec une telle vie ? Tu devrais abandonner tous les plaisirs de la chair pour une seule vérité et ne pas rejeter toutes les vérités pour un peu de satisfaction. Ce genre de personne n’a ni intégrité ni dignité ; il n’y a aucun sens à leur existence ! » (« Les expériences de Pierre : sa connaissance du châtiment et du jugement », dans La Parole apparaît dans la chair). Grâce à cette parole de Dieu, j’ai compris que pour gagner la vérité dans nos devoirs, nous devons trahir la chair et pratiquer la vérité, et nous finirons par être perfectionnés par Dieu. Voilà la façon de vivre la plus significative et la plus précieuse. Si nous abandonnons la vérité pour un confort charnel temporaire, alors nous vivrons sans dignité, nous perdrons l’œuvre du Saint-Esprit, nous serons finalement éliminés par Dieu et perdrons notre chance de salut. J’ai appris également que pour résoudre le problème du désir de confort charnel, nous devons avoir un cœur qui poursuit la vérité, nous devons souvent réfléchir sur nous-mêmes face aux événements, concentrer nos efforts sur nos devoirs, et quand nous rencontrons des difficultés, être capables de nous opposer à la chair, de renoncer à nous-mêmes et de protéger l’œuvre de la maison de Dieu. Voilà comment recevoir la direction et l’œuvre du Saint-Esprit. Quand j’ai compris ça, mon cœur s’est trouvé éclairé, et j’ai juré que je renoncerais à la chair et consacrerais tous mes efforts à mes devoirs.

Ensuite, je me suis consciencieusement demandé comment bien prêcher l’Évangile. Quand des principes ne me semblaient pas clairs, j’ai cherché avec mes frères et sœurs, et pris le temps d’étudier avec tout le monde. Plus tard, quand il y a eu davantage de choses à faire pour prêcher l’Évangile, je n’ai plus eu l’impression que ces choses étaient pénibles. Au contraire, j’ai eu l’impression qu’il en allait de ma responsabilité de les faire. Même si j’étais très occupée chaque jour, je me suis sentie enrichie.

Un jour, de manière imprévue, ma dirigeante est venue me voir, et elle m’a demandé de reprendre mon devoir consacré aux effets spéciaux. J’ai été enthousiasmée par cette nouvelle. Hormis exprimer ma reconnaissance à Dieu, je n’ai pas su quoi dire. Je me suis souvenue à quel point, autrefois, je me souciais de la chair et faisais dans l’à-peu-près dans mes devoirs, et je me suis sentie particulièrement redevable à Dieu. Je ne pouvais pas réparer mes erreurs passées, je ne pouvais que rendre Son amour à Dieu dans mes devoirs, maintenant. Ensuite, quand j’ai fait face à des problèmes dans mes devoirs, j’ai délibérément prié Dieu et réfléchi à la façon de les résoudre. Un jour, l’un de mes projets d’effets spéciaux n’a pas donné de très bons résultats, et la dirigeante d’équipe et le responsable n’ont pas su comment remédier à la situation. Empêtrée dans les difficultés, je ne savais pas non plus comment résoudre le problème. Je me suis dit : « Même si je passe mon temps à tenter de résoudre le problème et à travailler sur ce projet, je ne sais pas si je parviendrai à arranger les choses. Il vaudrait peut-être mieux que quelqu’un d’autre s’en charge. » J’ai compris que j’essayais de nouveau d’éviter la difficulté, alors j’ai vite prié Dieu. Je me suis souvenue de ces paroles de Dieu : « Lorsque tu as devant toi un devoir qui t’est confié, ne cherche pas à éviter les difficultés : si quelque chose est difficile, ne commence pas par le mettre de côté et l’ignorer. Tu dois t’y confronter. Tu dois à tout moment te rappeler que Dieu est avec toi, qu’avec Dieu rien n’est difficile. Il faut que tu aies cette foi » (« Comment résoudre le problème de l’insouciance et de la négligence dans l’accomplissement de son devoir », dans Sermons de Christ des derniers jours). Cette parole de Dieu m’a donné un chemin de pratique. Quels que soient les problèmes et difficultés que nous rencontrons dans nos devoirs, nous devons nous fier à Dieu pour chercher des façons de les résoudre. Nous ne devons pas éviter les difficultés ni reculer devant nos devoirs à cause de la souffrance charnelle. Cette voie, c’est trahir Dieu et se montrer déloyal envers Lui. Quand j’ai compris ça, je me suis promis que, cette fois, je me fierais à Dieu, je renoncerais à la chair et je ferais des efforts pour résoudre le problème. Donc je me suis calmée et j’ai revu le projet, encore et encore, et j’ai finalement apporté les corrections nécessaires. Ayant vu le résultat, tout le monde a pensé que c’était bien, qu’il n’y avait rien à changer. Après avoir pratiqué de la sorte, j’ai eu le cœur en paix et à l’aise. J’ai senti que payer un prix dans mes devoirs était véritablement une bénédiction de Dieu. Dieu soit loué !

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