Une douleur persistante

8 mai 2026

Par Liu Yan, Chine

En mai 2004, au retour d’une réunion, Wu et moi avons été arrêtées parce qu’un Judas nous avait vendues. Au poste de police, la police n’a cessé de m’interroger, exigeant de savoir qui étaient les dirigeants de l’Église et où se trouvaient les offrandes. Quand j’ai refusé de parler, quatre ou cinq policiers m’ont encerclée, me bousculant et me frappant. Un agent m’a méchamment battue sur tout le corps avec une tige de bambou de plus d’un mètre de long et de l’épaisseur d’un pouce, tout en m’écrasant les cuisses avec son pied à plusieurs reprises. Une policière m’a violemment giflée. Ils m’ont menotté les mains dans le dos et les ont tirées d’un coup sec en arrière. Je pouvais à peine respirer sous la torture, comme si j’étouffais. La sueur ruisselait sur mon visage, et ils n’arrêtaient pas d’alterner entre coups et interrogatoires. Tout mon corps souffrait le martyre. Je ne pouvais même plus baisser mon pantalon pour aller aux toilettes ; une policière a dû l’abaisser d’un coup sec pour moi. J’ai vu de gros hématomes sur mes cuisses et sur les côtés de mes fesses, d’un violacé foncé. Cela me faisait si mal que je ne pouvais même pas m’accroupir. Cette nuit-là, voyant que je ne parlais toujours pas, ils m’ont fait asseoir sur le sol d’un froid glacial et ont continué à m’interroger à tour de rôle. Ils ne me laissaient ni bouger ni dormir. Le bas de mon dos et mes jambes s’engourdissaient et enflaient à cause du froid. J’avais la tête qui tournait et qui me lançait de douleur. Dès que je fermais les yeux, un policier me hurlait dessus. J’avais l’impression de ne plus pouvoir tenir, comme si j’allais mourir. Je me disais : « Si je ne dis rien, ils ne me relâcheront pas. Je ne sais pas à quel genre de torture ils vont avoir recours ensuite. Vais-je pouvoir le supporter ? Si je suis torturée à mort, ma foi n’aura-t-elle pas été vaine ? Comment pourrais-je être sauvée si je meurs ? » J’ai donc inventé une histoire en espérant les duper, mais ils ne m’ont pas crue du tout et ont continué à m’interroger.

Le lendemain vers 17 ou 18 heures, des policiers du Bureau municipal de la sécurité publique et de la Brigade de la sécurité nationale nous ont emmenées, Wu et moi, dans un hôtel pour continuer l’interrogatoire. Des rideaux occultants masquaient les fenêtres et des policiers armés montaient la garde. En voyant cela, un frisson m’a parcourue. J’étais terrifiée, ne sachant pas quelle torture ils allaient m’infliger ensuite. Je priais Dieu sans cesse dans mon cœur. La police m’a séparée de Wu et nous a interrogées par roulement, 24 heures sur 24. Ils m’ont fait asseoir sur une chaise et ne me laissaient ni bouger ni dormir. Si je fermais les yeux, ils me hurlaient des insultes. J’avais le vertige et j’étais désorientée sous l’effet de ce tourment. Deux jours plus tard, Wu m’a vendue. Elle leur a dit que j’étais chargée de transférer les offrandes. Elle a également vendu plusieurs dirigeants de district, des familles d’hébergement et des familles de garde. Brandissant les aveux de Wu, un policier m’a dit d’un ton menaçant : « Ça ne sert à rien de te taire. Elle nous a tout dit. Où as-tu transféré les offrandes ? On trouvera cet argent, même s’il faut creuser pour ça. Même si tu ne parles pas, on te condamnera de toute façon ! L’Église de Dieu Tout-Puissant est une cible de répression prioritaire pour l’État. Croire en Dieu Tout-Puissant perturbe l’ordre social. C’est illégal. Même si on te tue, on n’aura pas d’ennuis ! On te bat comme ça, alors pourquoi ton Dieu ne vient-Il pas te sauver ? Il n’y a pas de Dieu ! » Puis il a essayé de me forcer à dire des choses qui blasphémaient contre Dieu. Quand j’ai refusé, il m’a violemment giflée. Il a grogné méchamment : « Nous avons plein de moyens de nous occuper de toi ! Si tu ne parles pas, on va te taillader le visage au couteau et te défigurer, puis on te glissera dans un sac et on te jettera dans le fleuve Huangpu pour nourrir les poissons ! » Je me disais : « Ces policiers malveillants sont capables de tout. S’ils me jettent vraiment dans le fleuve, personne ne saura jamais que je suis morte. Je ne veux pas mourir maintenant. Si je meurs, ma foi ne sera-t-elle pas vaine ? Comment pourrais-je alors être sauvée ? Je devrais peut-être juste dire quelque chose… D’ailleurs, Wu a déjà parlé. Que je l’admette ou non, ça n’a aucune importance. » La police m’a ensuite donné les adresses des familles d’hébergement et des familles de garde que Wu avait identifiées, ainsi que les descriptions et les noms des sœurs. Je les ai tacitement reconnus. Mais le policier m’a dit : « Elle a tout avoué et elle rentre chez elle tout de suite. Tu n’as fait que confirmer ce qu’elle nous a déjà dit. Tu n’as livré aucune personne ni aucun foyer. Si tu ne le fais pas, on t’enverra quand même en prison. Ce sera de ta faute, à cause de ta mauvaise attitude et de ton refus de coopérer ! » J’ai pensé que si j’en disais juste un peu plus, ils me laisseraient peut-être partir, ou allégeraient ma peine. J’ai donc donné l’adresse d’une autre sœur hôtesse. Au moment même où j’ai vendu ma sœur, j’ai eu l’impression d’avoir été plongée en enfer. Je ne peux pas décrire ce sentiment. J’étais complètement vidée de mes forces. Je me suis effondrée au sol, en sanglotant de façon incontrôlable. J’ai essayé d’attraper un câble électrique pour me suicider, mais un policier m’a cloué la main au sol avec son pied. J’étais remplie de remords d’avoir vendu ma sœur, et dans mon cœur, je ne cessais de me maudire, me disant que je méritais de mourir et d’être détruite. J’ai pensé aux paroles de Dieu : « Je ne serai plus miséricordieux envers ceux qui ne M’ont montré aucune loyauté pendant les périodes de tribulation, car Ma miséricorde ne s’étend que jusque-là. En outre, Je n’aime personne qui M’a déjà trahi et J’aime encore moins fréquenter ceux qui vendent les intérêts de leurs amis. Voilà Mon tempérament, quelle que soit la personne. Je dois vous dire ceci : quiconque brise complètement Mon cœur n’aura pas droit à Ma clémence une seconde fois […] » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Prépare suffisamment de bonnes actions pour ta destination). Les paroles de Dieu m’ont terrifiée. J’ai senti que le tempérament juste de Dieu ne pouvait être offensé. J’avais vendu ma sœur et trahi Dieu. J’avais offensé le tempérament de Dieu, et Dieu ne voudrait plus de moi. Ma vie de croyante était complètement finie. À ce moment-là, la mort me semblait préférable à la vie.

Mais la police ne me laissait toujours pas partir. Les policiers continuaient à m’interroger pour obtenir des informations sur l’Église. Ils m’ont forcée à rester assise sur une chaise 24 heures sur 24, sans me laisser bouger ni dormir. Ils m’ont torturée en me privant de sommeil pendant environ une semaine. C’était un tel supplice que je ne pouvais plus rien avaler. Voyant que j’étais au bord de l’effondrement, les policiers m’ont emmenée à l’hôpital pour une perfusion. À notre retour, ils ont continué à m’interroger par roulement et m’ont montré des photos de frères et sœurs pour que je les identifie. Je me suis dit : « J’ai déjà offensé le tempérament de Dieu et je suis devenue un Judas honteux. Je ne peux pas trahir Dieu à nouveau. » Alors, peu importe comment ils m’interrogeaient, je n’ai rien dit. Un mois plus tard, ils m’ont condamnée à deux ans dans un camp de rééducation par le travail pour « perturbation de l’ordre social ». Pendant que la police nous emmenait, Wu et moi, au camp de rééducation par le travail, Wu m’a dit que la sœur hôtesse que j’avais vendue avait été arrêtée. Elle avait été libérée après que sa famille a fait jouer ses relations, mais elle était sous surveillance constante. En entendant cela, j’ai eu l’impression qu’une aiguille me transperçait le cœur. Je me détestais d’avoir eu si peur de la mort, d’avoir vendu ma sœur et de l’avoir empêchée d’assister aux réunions ou de faire son devoir. Tant de fois, j’ai pleuré et prié Dieu, Le suppliant de préparer un autre environnement pour m’accorder juste une nouvelle chance. J’ai juré que même si la police me torturait à mort, je ne vendrais plus jamais mes frères et sœurs. Pendant mes deux ans dans le camp de travail, chaque fois que je me rappelais les paroles de Dieu : « J’aime encore moins fréquenter ceux qui vendent les intérêts de leurs amis », j’avais le sentiment que je n’aurais jamais d’autre chance d’obtenir le salut et que je finirais en enfer, à subir la punition. Cette pensée me rendait incroyablement négative. Cette agonie était pire que la mort. J’avais même le sentiment que la mort serait un soulagement face au tourment de mon âme.

Après deux ans de prison, j’ai été libérée et je suis rentrée chez moi, mais j’avais trop honte pour faire face à mes frères et sœurs. Je me détestais d’être un Judas honteux qui avait vendu une sœur. Je ressentais une souffrance morale extrême, convaincue que Dieu ne me sauverait jamais et que j’étais destinée à être maudite et punie. Je me suis découragée, j’ai perdu tout espoir, et j’ai voulu mourir pour que tout cesse. Un jour, j’ai pensé aux paroles de Dieu : « 1. Si tu es vraiment un exécutant, peux-tu Me rendre service avec dévouement, sans aucun élément de superficialité ni de négativité ? […] 10. Es-tu capable de Me suivre fidèlement, prêt à endurer toute une vie de souffrance pour Moi, même si tu ne gagnes rien ? » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Un problème très grave : la trahison (2)). Les paroles de Dieu ont été comme un rayon de lumière qui a transpercé les ténèbres de mon cœur, me donnant le courage de continuer à vivre. C’était vrai. C’était la grâce de Dieu que je puisse Lui rendre service dans ma foi. Même si Dieu ne me sauvait pas à la fin, je devais quand même Lui rendre service. En méditant Ses paroles, j’ai retrouvé un peu de foi. J’attendais avec impatience le jour où je pourrais lire les paroles de Dieu, me réunir et faire mon devoir avec mes frères et sœurs à nouveau. Parfois, des sœurs venaient chez ma mère pour des réunions, et je les enviais de pouvoir lire les paroles de Dieu ensemble. En pensant à combien j’étais redevable à Dieu, je voulais faire ce que je pouvais pour l’Église. Quand les sœurs venaient se réunir, je montais la garde pour elles à l’extérieur, en surveillant les environs. Parfois, j’économisais un peu d’argent pour faire une offrande. C’était la seule façon pour mon cœur de trouver un peu d’apaisement.

Au printemps 2011, une sœur est venue me trouver et m’a demandé : « Es-tu disposée à assister aux réunions ? » À ce moment-là, j’étais si émue que mes yeux se sont remplis de larmes. Je savais que c’était la miséricorde de Dieu, et qu’Il m’accordait une autre chance. Plus tard, l’Église a arrangé pour moi que j’abreuve les nouveaux venus. Je n’ai jamais manqué un seul jour, qu’il pleuve ou qu’il vente. Je voulais juste rendre service sérieusement pour compenser ma transgression. Chaque fois que je lisais les paroles d’exhortation, de réconfort ou d’encouragement de Dieu, je sentais que Dieu était comme une mère aimante qui comprend nos faiblesses et fait preuve de miséricorde envers notre immaturité, nous sauvant autant que possible, et les larmes ruisselaient sur mon visage. Mais dès que je me souvenais être devenue un Judas et avoir trahi Dieu, je sentais que ces paroles n’étaient pas pour moi. Dieu ne sauverait pas quelqu’un comme moi. Je n’étais pas qualifiée pour recevoir Ses promesses ou Son salut. Chaque fois que je pensais à cela, je sombrais dans l’abattement et la détresse.

En 2016, j’ai commencé à faire un devoir textuel. Une fois, j’ai lu un témoignage d’expérience écrit par un frère. Il avait été brutalement torturé par la police, mais préférait mourir plutôt que de devenir un Judas. J’avais tellement honte. Nous avions tous les deux été arrêtés, mais il était resté ferme dans son témoignage, alors que j’avais trahi Dieu et commis une transgression. Si je n’avais pas alors chéri ma chair, ne serais-je pas restée ferme dans mon témoignage tout comme lui ? Cela ne m’aurait-il pas épargné toutes ces années de tourment intérieur ? Pendant les réunions, quand j’entendais des sœurs échanger sur la connaissance de leur propre corruption sur un certain plan, je me disais : « Elles ne font que révéler des tempéraments corrompus. Moi, je suis différente. J’ai vendu mes frères et sœurs. Je suis devenue un Judas. J’ai commis une grave transgression, et elle ne pourra jamais être effacée. Dieu ne me sauvera pas. » Après cela, chaque fois que je voyais des documents sur l’exclusion des Judas, je me sentais abattue et en détresse, craignant d’être moi aussi exclue un jour. À l’hiver 2022, deux personnes avec qui j’avais autrefois travaillé, Liu Jing et Chen Hong, ont été arrêtées. Elles ont vendu leurs frères et sœurs et des familles d’hébergement avant même que la police ne commence à les torturer. Chen Hong a même vendu les offrandes. Ensuite, elles n’ont montré aucun remords et ont été successivement exclues de l’Église. En pensant que moi aussi, comme elles, j’étais devenue un Judas et que je pourrais être exclue un jour, je me suis sentie très abattue.

Bien que j’aie fait mon devoir toutes ces années, mon cœur était constamment dans la détresse et l’abattement à cause de ma transgression, sans pouvoir trouver de soulagement. Je n’ai jamais cherché la vérité pour résoudre mon état négatif, estimant qu’il suffisait à quelqu’un comme moi de rendre service sérieusement. Cela a continué jusqu’à ce que je lise les paroles de Dieu pendant mes dévotions spirituelles : « Il y a aussi une autre cause profonde pour laquelle les gens sombrent dans l’abattement, c’est que certaines choses particulières arrivent aux gens avant qu’ils n’atteignent la majorité ou quand ils sont devenus adultes, c’est-à-dire qu’ils commettent des transgressions ou font des bêtises, des choses stupides et des choses ignorantes. Ils sombrent dans l’abattement à cause de ces transgressions, à cause de ces choses idiotes et ignorantes qu’ils ont faites. Ce type d’abattement est une condamnation de soi-même, et c’est aussi une sorte de caractérisation du genre de personne qu’ils sont. […] les personnes qui ont fait ces choses se sentent souvent mal à l’aise par inadvertance, lorsqu’une chose particulière se produit, ou dans certains environnements et certains contextes. Ce sentiment de malaise les fait tomber sans le savoir dans un profond abattement et ils deviennent liés et limités par leur abattement. Chaque fois qu’ils écoutent un sermon ou un échange sur la vérité, cet abattement s’insinue lentement dans leur esprit et au plus profond de leur cœur, et ils s’interrogent, se demandant : “Puis-je faire cela ? Suis-je capable de poursuivre la vérité ? Suis-je capable d’atteindre le salut ? Quel genre de personne suis-je ? J’ai fait cela avant, j’étais ce genre de personne. Suis-je au-delà de tout salut ? Dieu me sauvera-t-Il tout de même ?” Certains peuvent parfois se défaire de leur abattement et le laisser derrière eux. Ils s’appliquent avec sincérité et toute l’énergie qu’ils peuvent mobiliser à mener à bien leurs devoirs, leurs obligations et leurs responsabilités, et mettent même tout leur cœur et tout leur esprit à poursuivre la vérité, à méditer les paroles de Dieu et à s’efforcer de comprendre les paroles de Dieu. Cependant, dès qu’une situation ou une circonstance particulière se présente, l’abattement les envahit à nouveau et les fait se sentir à nouveau accusés au plus profond de leur cœur. Ils se disent : “Tu as déjà fait cette chose auparavant et tu étais ce genre de personne. Peux-tu atteindre le salut ? Cela sert-il à quoi que ce soit de pratiquer la vérité ? Que pense Dieu de ce que tu as fait ? Dieu te pardonnera-t-Il ce que tu as fait ? Payer le prix de cette manière peut-il maintenant compenser cette transgression ?” Souvent, ils se font des reproches et se sentent accusés au plus profond d’eux-mêmes, et souvent, ils doutent d’eux-mêmes et se torturent avec des questions. Ils ne peuvent jamais se débarrasser de cet abattement, et dans leur cœur, ils ressentent un sentiment perpétuel de malaise face à la chose honteuse qu’ils ont faite. Ainsi, ils ont cru en Dieu pendant tant d’années et ils ne semblent pas avoir entendu quoi que ce soit que Dieu a dit, ni en avoir compris quoi que ce soit. C’est comme s’ils ne savaient pas si l’obtention du salut a quelque chose à voir avec eux, s’ils peuvent être absous et rachetés, ou s’ils sont qualifiés pour recevoir le jugement et le châtiment de Dieu, ainsi que Son salut. Ils n’ont aucune idée de toutes ces choses. Parce qu’ils ne reçoivent aucune réponse et parce qu’ils n’obtiennent pas de verdict précis, ils se sentent constamment abattus au plus profond d’eux-mêmes. Au plus profond de leur cœur, ils se souviennent encore et encore de ce qu’ils ont fait, ils le repassent en boucle dans leur esprit, se rappelant comment tout a commencé et comment tout s’est terminé, se rappelant ce qui s’est passé avant et après. Quelle que soit la façon dont ils s’en souviennent, ils se sentent toujours coupables et se sentent donc constamment abattus à ce sujet au fil des années. Même lorsqu’ils font leurs devoirs, même lorsqu’ils servent en tant que superviseurs pour un certain aspect du travail, ils ont toujours l’impression qu’ils n’ont aucun espoir d’être sauvés » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (2)). Ce que les paroles de Dieu exposaient était exactement mon état. Depuis que j’avais été arrêtée et que j’avais vendu ma sœur, commettant cette transgression, je vivais dans un sentiment d’abattement. Je sentais que j’avais offensé le tempérament de Dieu, qu’Il me détestait sûrement, et que peu importe comment je poursuivais, Il ne me sauverait jamais. Quand je voyais les paroles d’encouragement et d’exhortation de Dieu, je sentais qu’elles n’étaient pas pour moi, mais pour ces frères et sœurs qui n’avaient jamais commis de transgression. Chaque fois que je voyais des documents sur l’exclusion des Judas, mon cœur était anxieux et mal à l’aise. Je me disais que puisque j’étais devenue un Judas tout comme eux, je serais peut-être exclue un jour, moi aussi. Même si je faisais mon devoir dans l’Église, mon cœur était toujours fermé à Dieu, et je ne trouvais pas l’énergie de poursuivre la vérité. Je me contentais de rendre service sérieusement. Même si j’avais commis la transgression de vendre une sœur, Dieu m’a quand même fait miséricorde et m’a accordé la chance de faire mon devoir. Dans mes moments de douleur et de faiblesse les plus profonds, Dieu a utilisé Ses paroles pour me sortir de ma négativité et m’aider à trouver un chemin de pratique. Dieu m’a toujours approvisionnée avec la vérité et la vie, mais je ne savais pas ce qui était bon pour moi. Je ne poursuivais pas sérieusement la vérité pour rendre à Dieu Son amour. Au lieu de cela, je me méprenais sur Dieu et me méfiais de Lui, vivant dans un sentiment d’abattement. Je n’avais vraiment ni conscience ni raison. J’étais tant redevable à Dieu et j’étais indigne de Son salut ! D’après les paroles de Dieu, j’ai compris que Dieu ne voulait pas que je vive dans un sentiment d’abattement à cause de ma transgression. Il voulait que je sois libérée de cette contrainte et que je poursuive sérieusement la vérité, en m’engageant sur le chemin du salut. Je savais que je devais manger et boire davantage les paroles de Dieu et chercher la vérité pour résoudre mon tempérament corrompu ; je ne pouvais pas continuer à vivre sous les contraintes de ma transgression et me replier dans la négativité.

Plus tard, j’ai réfléchi : « Pourquoi ai-je vécu dans l’abattement quand j’ai senti que je n’avais aucun espoir d’être sauvée ? Quel tempérament corrompu me contrôle ? » J’ai lu les paroles de Dieu : « Ce que les gens poursuivent dans leur croyance en Dieu, c’est d’obtenir des bénédictions pour l’avenir ; c’est le but de leur croyance. Tous les gens ont cette intention et cet espoir, mais la corruption dans leur nature doit être résolue à travers les épreuves et l’épurement. Quels que soient les aspects dans lesquels les gens ne sont pas purifiés et révèlent encore de la corruption, ce sont les aspects dans lesquels ils doivent être épurés – c’est l’arrangement de Dieu. Dieu met en place des environnements pour toi, t’obligeant à subir un épurement au sein de ceux-ci afin que tu puisses connaître ta propre corruption. En fin de compte, tu atteins un point où tu es prêt à abandonner tes projets et tes désirs et à te soumettre à la souveraineté et à l’arrangement de Dieu, même si cela signifie la mort. Ainsi, si les gens ne subissent pas quelques années d’épurement et s’ils n’endurent pas une certaine quantité de souffrance, ils ne seront pas capables de se libérer des contraintes de la corruption de la chair dans leurs pensées et leur cœur. Quels que soient les aspects où les gens sont encore soumis aux contraintes de leur nature satanique et quels que soient les aspects où ils ont encore leurs propres désirs et leurs propres exigences, tels sont les aspects dans lesquels ils devraient souffrir. Ce n’est que par la souffrance que les gens peuvent tirer des leçons, ce qui signifie qu’ils sont capables de gagner la vérité et de comprendre les intentions de Dieu. En fait, de nombreuses vérités sont comprises en faisant l’expérience de souffrances et d’épreuves. Personne ne peut comprendre les intentions de Dieu, en venir à connaître la toute-puissance et la sagesse de Dieu ou apprécier le tempérament juste de Dieu quand il est dans un environnement confortable et facile, ou quand les circonstances sont favorables. Ce serait impossible ! » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Troisième partie). Il s’est avéré que j’avais vécu dans l’abattement parce que mon désir de bénédictions avait été anéanti. Depuis le tout début, je croyais en Dieu pour être bénie. C’est pourquoi j’étais active lors des réunions et enthousiaste dans mon devoir. Je ne me sentais même pas contrainte quand mon mari non-croyant me mettait des bâtons dans les roues, m’insultait et me battait. Peu de temps après avoir commencé à croire en Dieu, j’ai quitté la maison pour faire mon devoir. J’ai renoncé à tout pour être sauvée, survivre et obtenir la belle destination que Dieu a préparée pour l’homme. Après avoir été arrêtée et être devenue un Judas, j’ai cru que Dieu ne me sauverait plus. Voyant mon espoir de bénédictions brisé, j’ai vécu dans un état constant de négativité et je n’étais plus disposée à poursuivre la vérité. J’ai vu que mon intention en croyant en Dieu était mauvaise. Ce n’était pas de poursuivre la vérité, mais d’obtenir des bénédictions. Je n’étais pas différente de ceux de l’ère de la Grâce qui cherchaient à se rassasier de pain. Dans ma croyance en Dieu, je ne pensais qu’à la façon d’obtenir de Lui des bénédictions et des avantages. Je n’ai jamais pensé à comment poursuivre la vérité pour résoudre ma transgression, ni à comment Lui rendre Son amour et Son salut. J’étais tellement dépourvue d’humanité ! En faisant l’expérience de cette révélation, j’ai enfin reconnu les tentatives de marchandage et les impuretés dans ma foi. Celles-ci sont vraiment écœurantes et détestables aux yeux de Dieu !

Plus tard, j’ai lu deux autres passages des paroles de Dieu, j’ai compris comment traiter les transgressions et j’ai trouvé un chemin pour les résoudre. Dieu Tout-Puissant dit : « Certaines personnes, lorsqu’elles ont un peu transgressé, conjecturent : “Dieu m’a-t-Il révélé et éliminé ? Va-t-Il m’abattre ?” Cette fois, Dieu est venu œuvrer, non pas pour abattre les gens, mais pour les sauver dans toute la mesure du possible. Nul n’est exempt de transgressions. Si tout le monde était abattu, serait-ce le salut ? Certaines transgressions sont commises volontairement, tandis que d’autres sont involontaires. Si tu es capable de changer après avoir acquis une certaine connaissance des choses que tu fais involontairement, Dieu t’abattrait-Il avant que tu le fasses ? Dieu sauverait-Il les gens de cette façon ? Ce n’est pas ainsi qu’Il œuvre ! Peu importe que tu aies un tempérament rebelle ou que tu aies agi involontairement, souviens-toi de ceci : tu dois réfléchir et te connaître toi-même. Fais demi-tour, tout de suite, et efforce-toi d’atteindre la vérité, de toutes tes forces ; et quelles que soient les circonstances qui arrivent, ne t’abandonne pas au désespoir. L’œuvre que Dieu fait est celle du salut de l’homme et Il ne va pas abattre arbitrairement les gens qu’Il veut sauver. C’est certain. Même s’il y avait vraiment des croyants que Dieu finissait par abattre, ce que Dieu fait aurait toujours la garantie d’être juste. Avec le temps, Il te ferait connaître la raison pour laquelle Il les a abattus, afin que tu sois entièrement convaincu. Pour l’instant, efforcez-vous seulement d’atteindre la vérité, concentrez-vous sur l’entrée dans la vie et cherchez à mener à bien votre devoir. C’est la bonne chose à faire ! À la fin, quelle que soit la manière dont Dieu te traite, il est garanti qu’elle sera juste ; tu ne devrais pas en douter et tu n’as pas besoin de t’inquiéter. Même si en ce moment, tu n’arrives pas à comprendre la justice de Dieu, un jour viendra où tu seras convaincu. Dieu œuvre de façon juste et honorable ; Il révèle tout ouvertement. Si vous y réfléchissez minutieusement, vous en arrivez à la conclusion sincère que l’œuvre de Dieu est celle de sauver les gens et de transformer leurs tempéraments corrompus » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Troisième partie). « Et comment peux-tu être absous et pardonné par Dieu ? Cela dépend de ton cœur. Si tu te confesses sincèrement, que tu reconnais vraiment ton erreur et ton problème, que tu reconnais ce que tu as fait – qu’il s’agisse d’une transgression ou d’un péché, que tu adoptes une attitude de véritable confession, que tu éprouves une véritable haine pour ce que tu as fait et que tu changes vraiment et que tu ne fais plus jamais cette mauvaise chose, alors un jour viendra finalement où tu recevras l’absolution et le pardon de Dieu, c’est-à-dire que Dieu ne déterminera plus ton issue en Se basant sur les choses ignorantes, stupides et sales que tu as faites auparavant. Lorsque tu atteindras ce niveau, Dieu ne Se souviendra pas du tout de l’affaire : tu seras comme les autres personnes normales, sans la moindre différence. Cependant, le fondement à cela est que tu dois être sincère et avoir une véritable attitude de repentance, comme David. Combien de larmes David a-t-il versées pour la transgression qu’il a commise ? Un nombre incalculable de larmes. Combien de fois a-t-il pleuré ? Un nombre incalculable de fois. Les larmes qu’il a versées peuvent être décrites par ces mots : “Chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes.” Je ne sais pas à quel point ta transgression est grave. Si elle est vraiment grave, tu devras peut-être pleurer jusqu’à ce que ton lit flotte sur l’eau de tes larmes. Tu devras peut-être te confesser et te repentir à ce niveau avant de pouvoir recevoir le pardon de Dieu. Si tu ne le fais pas, alors Je crains que ta transgression devienne un péché aux yeux de Dieu et que tu n’en sois pas absous. Tu aurais alors des ennuis et il ne servirait à rien d’en dire plus. […] Si tu souhaites recevoir l’absolution de Dieu, alors tu dois d’abord être sincère : tu dois avoir une attitude de confession sérieuse d’une part, et tu dois également apporter ta sincérité et bien faire ton devoir, sinon il n’y a aucune raison de parler. Si tu peux faire ces deux choses, si tu peux émouvoir Dieu avec ta sincérité et ta bonne foi, afin qu’Il t’absolve de tes péchés, alors tu seras comme les autres gens. Dieu te considérera de la même manière qu’Il considère les autres gens, Il te traitera de la même manière qu’Il traite les autres gens et Il te jugera et te châtiera, t’éprouvera et t’épurera tout comme Il le fait avec les autres gens, tu ne seras pas traité différemment. De cette façon, tu auras non seulement la détermination et le désir de poursuivre la vérité, mais en outre, Dieu t’éclairera, te guidera et pourvoira à tes besoins de la même manière dans ta poursuite de la vérité. Bien sûr, parce que tu as maintenant un désir sincère et authentique et une attitude sincère, Dieu ne te traitera pas différemment des autres et, tout comme les autres, tu auras la possibilité d’atteindre le salut. Tu comprends cela, n’est-ce pas ? (Oui.) » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (2)). À travers les paroles de Dieu, j’ai vu qu’Il agit selon des principes. Il ne condamne pas les gens de façon irréversible pour une seule transgression sans leur accorder une chance de se repentir. Dieu regarde si nous pouvons vraiment nous repentir après avoir transgressé et ne plus jamais transgresser. J’ai pensé à David, qui a utilisé son pouvoir pour prendre la femme d’Urie. Quand il s’est rendu compte qu’il avait péché et s’était attiré l’aversion de Dieu, il s’est sincèrement repenti devant Dieu et n’a plus jamais commis ce péché. Dans sa vieillesse, il n’a même pas touché la jeune femme qu’on lui avait amenée pour réchauffer son lit. Sa repentance n’était pas que des mots ; il l’a prouvée par des actions concrètes, et a ainsi reçu la miséricorde et la tolérance de Dieu. Ensuite, j’ai pensé à Liu Jing et Chen Hong, qui sont devenues des Judas sans même avoir été torturées. Chen Hong a même révélé l’emplacement de plus d’un million de yuans d’offrandes. Par la suite, aucune des deux n’a montré le moindre remords. Le fait de les exclure de l’Église a parfaitement révélé la justice de Dieu. L’Église m’a réintégrée parce que j’avais vendu ma sœur dans un moment de faiblesse, incapable de supporter la torture. Par la suite, j’ai été remplie de remords et de reproches envers moi-même, et j’ai fait mon devoir au mieux de mes capacités, alors la maison de Dieu m’a accordé une autre chance. Le tempérament de Dieu est juste et bon, et Il traite chacun selon des principes. J’ai lu les paroles de Dieu : « Nul n’est exempt de transgressions. Si tout le monde était abattu, serait-ce le salut ? » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Troisième partie). Ces paroles en particulier m’ont donné le sentiment que Dieu est comme une mère aimante, utilisant Ses paroles pour enseigner à un enfant qui a fait une erreur, en lui rappelant et en l’exhortant à ne pas renoncer à lui-même. Entre les lignes des paroles de Dieu, j’ai ressenti Ses intentions minutieuses, ainsi que Sa tolérance et Sa miséricorde envers l’humanité. Je savais que je devais véritablement me repentir. Je ne pouvais plus être entravée par ma transgression, porter un jugement sur moi-même et renoncer à moi-même à cause d’elle. Je devais faire mon devoir de tout mon cœur, chercher davantage la vérité lorsque des situations se présentent, me concentrer sur le fait d’agir selon les principes et utiliser des actions concrètes pour compenser ma transgression.

Plus tard, j’ai réfléchi et j’ai pris conscience que la cause profonde de mon échec était que je chérissais ma vie et que je craignais la mort. Alors, comment pouvais-je résoudre ce problème ? Un jour, j’ai lu un passage des paroles de Dieu et j’ai compris comment faire face à la mort. Dieu Tout-Puissant dit : « Comment ces disciples du Seigneur Jésus sont-ils morts ? Parmi les disciples, certains ont été lapidés, traînés derrière un cheval, crucifiés la tête en bas, écartelés : ils sont morts de toutes sortes de manières. Quelle a été la raison de leur mort ? Est-ce qu’ils se sont livrés à des méfaits et ont ensuite été exécutés conformément à la loi ? Non. Ils ont propagé l’Évangile du Seigneur, mais les gens du monde ne l’ont pas accepté et, au contraire, les ont condamnés, battus et injuriés, et même mis à mort, c’est ainsi qu’ils ont été martyrisés. Ne parlons pas de l’issue finale de ces martyrs ni du jugement que Dieu porte sur leurs actes, mais posons la question suivante : lorsque ces martyrs sont arrivés à la fin, les façons dont leurs vies se sont achevées étaient-elles alignées sur les notions humaines ? (Non, elles ne l’étaient pas.) Du point de vue des notions humaines, ces martyrs ont payé un prix vraiment élevé pour propager l’œuvre de Dieu, mais en fin de compte, ils ont été gravement meurtris par Satan jusqu’à la mort. Cela n’est pas aligné sur les notions humaines. Toutefois, ces choses sont précisément ce qui leur est arrivé ; c’est ce que Dieu a permis. Quelle vérité peut-on chercher là ? Que Dieu ait permis qu’ils meurent de cette façon relevait-il de Sa malédiction et de Sa condamnation, ou bien de Son arrangement et de Sa bénédiction ? Ni l’un ni l’autre. Qu’était-ce ? Penser à la mort de ces martyrs cause du chagrin aux gens, pourtant ce sont bien là les faits. Quelle explication devrait-on donner au fait que des croyants en Dieu meurent de cette façon ? Quand nous évoquons ce sujet, vous vous mettez à leur place, alors dans votre cœur, vous sentez-vous contrariés et ressentez-vous un peu de douleur secrète ? Vous pensez : “Ces gens ont fait leur devoir pour propager l’Évangile de Dieu et devraient être considérés comme de bonnes personnes, alors comment se fait-il qu’ils aient connu une telle fin et obtenu un tel résultat ?” En fait, c’est ainsi qu’a eu lieu leur mort physique et qu’ils sont décédés ; cela a été leur manière de quitter le monde des humains, pourtant cela ne signifie pas que leur issue a été la même. Quelle qu’ait pu être la manière dont ils sont morts et dont ils sont partis ou la façon dont cela s’est passé, ce n’est pas ainsi que Dieu a déterminé le résultat final de ces vies, de ces êtres créés. C’est une chose que tu dois voir clairement. Au contraire, c’est précisément de cette manière qu’ils ont condamné ce monde et porté témoignage des actes de Dieu. Ces êtres créés ont utilisé leur vie la plus précieuse, ils ont utilisé le dernier moment de leur vie pour porter témoignage des actes de Dieu, pour porter témoignage de la grande puissance de Dieu et pour déclarer à Satan et au monde que les actions de Dieu sont justes, que le Seigneur Jésus est Dieu, qu’Il est le Seigneur, et la chair incarnée de Dieu. Même jusqu’au dernier moment de leur vie, ils n’ont jamais renié le nom du Seigneur Jésus. N’était-ce pas une forme de jugement sur ce monde ? Ils ont utilisé leur vie pour proclamer au monde, pour prouver aux êtres humains que le Seigneur Jésus est le Seigneur, que le Seigneur Jésus est Christ, qu’Il est la chair incarnée de Dieu, que l’œuvre de rédemption de toute l’humanité qu’Il a accomplie permet à cette humanité de continuer de vivre. Ce fait est à jamais immuable. Dans quelle mesure ceux qui ont été martyrisés pour avoir propagé l’Évangile du Seigneur Jésus ont-ils accompli leur devoir ? Jusqu’à l’ultime mesure ? Comment l’ultime mesure a-t-elle été manifestée ? (Ils ont offert leur vie.) C’est juste, ils ont payé le prix de leur vie. […] Peu importe comment on meurt, il ne faut pas mourir devant Satan et ne pas mourir entre les mains de Satan. Si on est sur le point de mourir, il faut mourir entre les mains de Dieu. Les gens sont venus de Dieu et ils retournent à Dieu. C’est la raison et l’attitude qu’un être créé doit posséde » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Prêcher l’Évangile est le devoir dont tous les croyants sont tenus de s’acquitter). Les disciples qui suivaient le Seigneur Jésus ont été condamnés et persécutés par le monde pour avoir propagé Son Évangile, et ont même été martyrisés. Bien que leur chair soit morte, ils ont porté un témoignage fort et retentissant devant Satan. Ce qu’ils ont fait a été approuvé par Dieu, et leurs âmes sont retournées à Lui. Je ne pouvais pas voir cela clairement. J’avais peur d’être torturée à mort, alors pour me préserver, j’ai vendu ma sœur et trahi Dieu. Ma chair a été épargnée par la souffrance, mais les reproches de ma conscience et le tourment de mon âme étaient comme une épine dans mon cœur. C’était pire que la mort ! Cette douleur spirituelle est quelque chose qu’aucune chose matérielle ne pourra jamais compenser. Ayant pris conscience de la cause profonde de mon échec, j’étais disposée à m’équiper davantage de la vérité dans ce domaine. J’ai aussi pris secrètement la résolution que, si jamais j’étais de nouveau arrêtée, je ne vendrais pas mes frères et sœurs ni les intérêts de la maison de Dieu, même si j’étais battue à mort. Je resterais ferme dans mon témoignage en m’appuyant sur les paroles de Dieu !

Toutes ces années, j’avais vécu dans un sentiment d’abattement, incapable de trouver un soulagement. Ce sont les paroles de Dieu qui ont dénoué le nœud dans mon cœur, me permettant de me défaire de mes malentendus et d’affronter correctement ma transgression, et apportant à mon esprit la libération et la liberté. J’ai prié dans mon cœur : « Dieu, je ne veux plus me rebeller contre Toi. Peu importe que j’aie ou non une bonne issue et une bonne destination à l’avenir, je ne veux plus faire mon devoir dans le but de recevoir des bénédictions. Je suis disposée à me tenir à la place d’un être créé et à faire mon devoir sérieusement. Peu importe comment Tu me traiteras à l’avenir, et même si Tu me punis et me maudis, c’est Ta justice. » Après avoir prié, je me suis sentie incroyablement apaisée dans mon cœur. Grâce à cette expérience, j’ai vraiment compris que, peu importe la sévérité des paroles de châtiment et de jugement de Dieu, et peu importe qu’il s’agisse de malédictions ou de condamnations, l’intention de Dieu est toujours de sauver les gens !

La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.

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